UACO 2026 : Pour des médias africains professionnels, performants et mieux soutenus

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Clôture des UACO 2026 : cap sur la formation continue, le renforcement des compétences et le soutien aux acteurs des médias pour une presse africaine plus professionnelle et rayonnante.

Ouagadougou, 9 octobre 2026 – Au terme de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), le ministre en charge de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a appelé à la mise en œuvre effective des recommandations issues des travaux. Au cœur des priorités : le renforcement continu des compétences des professionnels des médias, le soutien aux acteurs et actrices de l’information et de la communication, ainsi que la production de contenus africains crédibles, diversifiés et de qualité.

Pendant trois jours, les participants ont réfléchi aux attitudes et aux aptitudes nécessaires aux acteurs de l’information et de la communication face aux défis de la guerre communicationnelle. Autour du thème « Dans un contexte de guerre communicationnelle, quelles attitudes et aptitudes pour les acteurs de l’information et de la communication en Afrique ? », les échanges ont donné lieu à sept(07) panels comprenant 35 communications.

Au-delà des réflexions, les recommandations mettent en lumière la nécessité de consolider durablement les capacités des professionnels des médias, afin de leur permettre de mieux faire face aux mutations technologiques, à la désinformation et aux nouvelles exigences du métier.

La formation continue, un levier essentiel du professionnalisme

Face à l’évolution rapide des pratiques médiatiques, les participants préconisent le renforcement de la formation continue des journalistes, des communicants et des autres acteurs de l’information. La maîtrise des outils numériques, de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité et des nouvelles pratiques éditoriales apparaît désormais indispensable pour améliorer la qualité du travail journalistique et renforcer la confiance du public.

Cette montée en compétences doit également s’accompagner d’un attachement constant à la déontologie, à l’éthique, à la vérification des faits et à la responsabilité professionnelle.

L’objectif est de favoriser l’émergence de médias plus rigoureux, innovants et capables de produire une information fiable, accessible et utile aux populations.

Le renforcement des mécanismes de vérification des faits, la mise en place de dispositifs d’alerte et la promotion du journalisme de vérification figurent ainsi parmi les pistes retenues. L’éducation aux médias et à l’information devra, elle aussi, être intensifiée pour aider les citoyens à mieux distinguer les informations fiables des contenus trompeurs.

Mieux soutenir les acteurs et actrices des médias

La professionnalisation du secteur ne saurait reposer uniquement sur les efforts individuels des journalistes. Elle nécessite également un environnement favorable à l’exercice du métier, marqué par l’accompagnement des professionnels, le développement de leurs capacités et le soutien aux initiatives éditoriales porteuses de valeur pour les sociétés africaines.

La collaboration entre les médias, les institutions publiques, les professionnels de la communication et les organisations de la société civile est, à cet égard, encouragée. Une telle dynamique peut contribuer à consolider les compétences, à favoriser le partage d’expériences et à soutenir des pratiques journalistiques responsables.

L’enjeu est aussi de permettre aux médias africains de disposer des moyens humains, techniques et professionnels nécessaires pour produire régulièrement des contenus de qualité, renforcer leur présence dans l’espace numérique et mieux répondre aux besoins d’information des citoyens.

Le soutien aux journalistes, aux femmes et aux hommes de médias, ainsi qu’aux initiatives de production et de diffusion de contenus africains, constitue donc un enjeu majeur pour la vitalité, la crédibilité et le rayonnement de la presse sur le continent.

Produire des contenus africains crédibles et rayonnants

Les recommandations des UACO accordent également une place importante à la production et à la diffusion de contenus africains diversifiés, crédibles et de qualité. Il s’agit de valoriser les réalités du continent, de faire entendre la pluralité des voix africaines et de promouvoir une information qui contribue à la compréhension des enjeux, au dialogue et à la cohésion sociale.

Dans cette perspective, le développement de médias professionnels, innovants et responsables doit aller de pair avec une communication de paix, de dialogue et de cohésion. Les contenus médiatiques sont appelés à contribuer à la lutte contre la désinformation, tout en mettant en valeur les initiatives, les expériences et les solutions portées par les sociétés africaines.

Pour les professionnels du secteur, le défi est désormais de transformer les recommandations en programmes de formation, en mécanismes d’accompagnement et en actions concrètes de soutien à la presse et aux médias.

L’ambition est de bâtir un paysage médiatique africain plus solide, mieux outillé, capable de produire une information de qualité et de faire rayonner les voix  du continent.

« Les conclusions ne doivent pas rester lettre morte »

À la clôture des travaux, le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a salué la qualité des échanges et la pertinence des recommandations formulées par les participants.

« Face à la guerre communicationnelle, les acteurs de l’information et de la communication en Afrique doivent, plus que jamais, faire preuve de rigueur, de discernement, de professionnalisme, de responsabilité et d’éthique », a-t-il déclaré.

Insistant sur la nécessité de passer des recommandations à l’action, le ministre a souligné : « Dans la guerre communicationnelle, notre meilleure défense est aussi notre capacité à savoir, à comprendre, à vérifier, à créer et à communiquer. »

La cérémonie de clôture a enregistré la présence du ministre de la Communication de la Guinée-Bissau, Abduramane Turé, ainsi que de plusieurs autres personnalités du secteur.

Au-delà de cette 15e édition, l’enjeu des UACO reste celui d’un engagement durable en faveur de la formation continue, de l’accompagnement des acteurs et actrices de l’information et de la communication, et du développement de médias africains professionnels, indépendants dans leur démarche éditoriale, crédibles et capables de rayonner au-delà des frontières du continent

Horossi

FasoAmazone.net — Du Faso à l’Afrique, de l’Afrique au Monde.

Email: Fasoamazone@fasoamazone.net

 

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