Prévention de menaces : La CEDEAO dote le Burkina d’un dispositif d’alerte sécurité

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Le Premier ministre du Burkina Faso, (Paul Kaba Thiéba, accompagné des différents partenaires
Le Centre national pour la coordination de la réponse aux risques sécuritaires a officiellement ouvert ses portes, le jeudi 8 février 2018 à Ouagadougou, sous la présidence du Premier ministre Paul Kaba Thiéba. L’initiative est de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

L’ambition de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de mettre en place un système de prévention des crises est désormais une réalité au Burkina Faso.

Le mécanisme dénommé Centre national pour la coordination de la réponse aux risques sécuritaires a officiellement ouvert ses portes, le jeudi 8 février 2018, dans la capitale burkinabè en présence du Premier ministre Paul Kaba Thiéba. Pour le président de la Commission de la CEDEAO, Marcel De Souza, le centre a pour objectif de collecter les informations à temps dans le but d’anticiper les risques et les menaces sur la sécurité humaine.

Marcel De Souza, président de la Commission de la CEDEAO
Marcel De Souza, président de la Commission de la CEDEAO

Après le Mali et le Libéria, l’union dispose désormais de son 3e dispositif d’alerte précoce et de réponse aux menaces sécuritaires au pays des Hommes intègres. A ce propos, il a précisé que l’entité n’a pas seulement pour rôle de traiter des questions de terrorisme mais celles liées à la santé, à l’environnement et l’alimentation. « Si on avait ce dispositif dans les pays où la maladie à virus Ebola a fait des victimes, on aurait pu éviter la propagation du virus », a-t-il regretté. Dans chaque pays, a-t-il poursuivi, un comité d’alerte précoce composé d’experts se réunit régulièrement pour analyser la situation au niveau national. «Une fois les éléments réunis, la coordination mettra quotidiennement à la disposition des dirigeants un journal (Dailyworning) en vue d’envisager des mesures appropriées en faveur des 350 millions d’âmes de l’espace», a-t-il dit.

A écouter M. De Souza, le dispositif du Burkina n’est qu’une étape car la vision de son institution est de disposer à terme d’un centre national pour la coordination de la réponse aux risques sécuritaires dans l’ensemble des 15 Etats de la CEDEAO et la Mauritanie. L’implantation du centre du Burkina Faso, estimée à plus de 2 milliards de F CFA par le président de la commission de la CEDEAO, a été possible grâce au soutien financier des Etats-Unis d’Amérique.

Un centre en adéquation avec la politique nationale

Le représentant de l’ambassadeur des USA a aussi rappelé que son pays soutient des structures similaires au Burkina dans le domaine de la santé et de la sécurité à travers le Centre unifié de gestion de crise. Une coopération saluée par le gouvernement burkinabè.

Le 1er conseiller de l’Ambassade des USA au Burkina Faso, David K. Young, s’est dit ravi de soutenir cette initiative de la CEDEAO et du gouvernement burkinabè. «Les crises peuvent venir de partout et à tout moment. De telles structures sont à accompagner», a-t-il reconnu tout en relevant la disponibilité de son pays à accompagner le centre dans la formation de ses membres.

A ce propos, rappelant qu’aucun pays ne peut se développer sans la paix et la sécurité, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a indiqué que ce nouveau dispositif viendra renforcer ceux déjà existants dans la prévention et la prise en charge des menaces de tout genre qui plombent les efforts de développement des Etats de la communauté. Il a en outre soutenu que le Burkina Faso ne ménagera aucun effort pour appuyer les actions de lutte contre les menaces sécuritaires. « Le président du Faso a toujours affirmé sa volonté de lutter contre l’insécurité sous toutes ses formes, à travers la définition d’une politique nationale de sécurité en harmonie avec celle de la sous-région », a-t-il fait savoir.

Pour ce faire, il a invité le Secrétaire permanent (SP) du centre et ses collaborateurs à faire preuve d’esprit d’initiative afin d’obtenir des résultats probants. Un message bien reçu par le SP du centre, le Commissaire divisionnaire de police Dieudonné Ouattara. « Nous avons 5 experts respectivement en santé, en crime et criminalité, en sécurité, en environnement et en gouvernance et droit de l’homme. A travers ces compétences, nous sommes aptes à faire des analyses et des recommandations au gouvernement dans le cadre de la prévention », a-t- rassuré. Pour faciliter les actions de l’équipe, du matériel roulant a été remis au centre accompagné d’une signature de mémorandum.

Justin Ouattara/fasoamazone.net

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