Grève des agents de l’économie et de finances : les commerçants sortent de leur silence

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Les acteurs économiques du secteur privé réunis en syndicats dénommé Coalition des Structures Syndicales et Associatives des Commerçants du Burkina Faso (COSSAC-BF), ont exprimé leur ras-le-bol aux grèves et aux sit-in incessants des agents du ministère de l’économie et des finances. C’était ce jeudi 31 mai 2018 à Ouagadougou au cours d’une conférence de presse.

L’apport du secteur informel dans l’économie du Burkina n’est plus à démontrer d’après El hadj Issa Ouédraogo. En effet, il contribue a près 32% au PIB du Burkina. De l’avis de la Coalition des Structures Syndicales et Associatives des Commerçants du Burkina (COSSAC-BF), loin de faire du mal au gouvernement, les grèves et sit-in des agents du ministère de l’économie et des finances visent plutôt les commerçants. Ils sont montés au créneau ce jeudi 31mai 2018 à Ouagadougou, à travers une conférence de presse pour se faire entendre.

Pour El hadj Ouédraogo Issa, membre de la coalition, les autorités du pays doivent se pencher sur les problèmes des PME/PMI pour que le secteur du commerce puisse redorer son blason. L’agissement des agents du ministère de l’Economie et des Finance, à en croire la COSSAC-BF, vient compliquer davantage une situation déjà délétère. M. Ouédraogo va plus loin en disant que les grèves et sit-in du MINEFID ne font pas en réalité mal au gouvernement mais plutôt aux commerçants que nous sommes. « S’ils veulent vraiment faire du mal au gouvernement, qu’ils intègrent leurs bureaux, permettre aux commerçants de mener leurs transactions sans encaisser de l’argent », a-t-il martelé.

Issa Nana, un autre membre de la COSSAC-BF, dit déplorer l’attitude non républicaine des syndicats du MINEFID. Pour lui, ces derniers prennent en otage toute l’économie nationale et du peuple burkinabè. « Si le droit de grève est reconnu dans notre pays, nous pensons que celle-ci doit être mené de façon responsable et civique », déplore-t-il. Comme solution la COSSAC-BF demande aux syndicats du MINEFID d’arrêter les grèves et sit-in et d’aller au dialogue avec le gouvernement. La coalition se dit d’ailleurs être prête à accompagner les deux parties pour l’aboutissement des négociations. Pour eux, l’intérêt du Burkina Faso doit être au dessus de toute lutte corporative.

Le Haut Conseil pour le Dialogue Social a là l’occasion de se faire valoir et montrer sa raison d’être selon les conférenciers du jour. Avant de clore leurs propos, la COSSAC-BF, a fait un clin d’œil au ministre du Commerce Harouna Kaboré, qui selon eux, depuis sa nomination, ne cesse de rencontrer les acteurs du secteur informel pour trouver des solutions a leurs préoccupations.

Justino/www.fasoamazone.net

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