CFOP Burkina: « Ce n’est parce que le Dialogue politique a obtenu un consensus que l’opposition va se taire quand ça n’ira pas », (Zéphirin Diabré)

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Comme il fallait s’y attendre, la traditionnelle conférence de presse du Chef de file de l’opposition politique burkinabè s’est largement penchée ce mardi 23 juillet 2019 sur le dialogue politique national, initié par le Président du Faso. Le CFOP salue l’initiative mais rassure qu’elle restera toujours à sa place qui est de critiquer et de proposer.

La traditionnelle rencontre hebdomadaire du chef de file de l’opposition politique burkinabè ce mardi 23 juillet 2019 à lieu et  a drainé du monde, tant du côté des hommes de média que du côté des membres de l’opposition. Et pour cause, après le dialogue politique national, l’heure est au bilan.

Pour rappel, c’est le 04 avril dernier, lorsque le Président du Faso recevait l’opposition politique et la Majorité présidentielle pour échanger sur le Code électoral et les élections de 2020 qu’il a eu l’idée d’initié un dialogue politique national. Outres les questions liées à l’élection présidentielle de 2020, il était aussi question de se pencher sur la situation nationale, marquée par la question sécuritaire, notamment le terrorisme, l’extrémisme violent, le communautarisme, la radicalisation, et d’autres questions importantes dont, entre autres, la fronde sociale et l’impératif de réconciliation nationale.

Après une semaine d’échanges, de débats houleux parfois autour deux grands points que sont le Code électoral et les élections de 2020, et d’autre part de la situation nationale, le Dialogue politique a conclu ses travaux par des résolutions, des recommandations et des décisions consensuelles. Il a également mis en place un Comité de suivi qui est un organe de régulation, et qui lie désormais les composantes dans le cadre de la concertation nécessaire au renforcement de la démocratie au Burkina Faso. Au terme des travaux, plusieurs positions opposées préalablement ont obtenu un consensus.

D’autres, par contre, pour une raison ou une autre, n’ont pas fait d’objet d’entente. Le seul point non consensuel concerne l’introduction de la carte consulaire comme document de votation pour les burkinabè de l’extérieur. L’opposition dans son ensemble salue l’initiative du Chef de l’Etat de convoquer ce dialogue. « C’est un acte de grandeur », a dit Zéphirin Diabré le chef de file de l’opposition politique. « L’Opposition en participant à ce dialogue en toute bonne foi a joué sa participation. Il appartient désormais au pouvoir de traduire les engagements pris en réalité pour donner tout son sens à ce dialogue conformément aux engagements du Chef de l’Etat », a-t-il laissé entendre.

Pour l’opposition, ce n’est parce que le Dialogue politique a obtenu un consensus sur ses revendications, qu’elle va baisser les bras et se taire quand ça n’ira pas. « La Majorité continuera à gouverner, et nous continuerons de jouer notre rôle de veille et de critique constructive, pour le bien de notre Nation », a lâché Zéphirin Diabré.

Il faut noter qu’en plus de ces questions, les participants ont fait des recommandations sur les questions du Dialogue sociale, la gestion du Foncier et la législation sur le financement des partis politiques.

Anaëlle  K.

www.fasoamazone.net 

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