Burkina Faso: L’opposition politique dénonce un malaise au sein de l’armée nationale

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Le Chef de file de l’opposition politique a tenu sa traditionnelle conférence de presse ce mardi 24 septembre 2019 à Ouagadougou. Les concours directs de la Fonction publique, la rentrée scolaire 2019-2020, la tenue du Forum national de la jeunesse, sont entre autres les sujets abordés par M. Yumanli LOMPO, Président du PNDS et M. Amadou Diemdioda DICKO, 4ème Vice-Président de l’UPC, les conférenciers du jour.

D’entrée de jeu, lors de sa conference de presse du jour, l’opposition politique s’attaque aux différents problemes constatés sur le front de la bataille ces derniers jours. Du conflit ouvert entre un chef militaire et sa troupe à Dédougou, sur fond d’accusation de connivence avec les terroristes, en passant par la conférence de presse de l’Union nationale  de la  police (Unapol), hier lundi, dénonçant, des « velléités de détournement des armes d’un corps par un autre corps, puis du mouvement d’humeur eclaté le 23 août dernier au camp Guillaume de Ouagadougou, le CFOP n’est pas passé par quatre chémins pour denoncer ces faits qui selon lui, ne sont pas de nature à faciliter le combat contre les ennemis.

Pour l’opposition, ces faits montrent clairement qu’il y a un malaise au sein de l’armée. Elle invite le Président du Faso et la hiérarchie militaire à travailler à rassurer la troupe et à les galvaniser. “Car, en pareille situation, l’ennemi travaille à diviser nos combattants et à semer le doute en eux”, a indiqué M. Yumanli LOMPO, Président du PNDS.

Autre sujet d’actualité, les concours directs de la fonction publique. L’opposition rappelle que conformement au nombre de postes à pourvoir qui est de 5.892 postes pour 1.200.000 candidats inscrits, le gouvernment du MPP a échoué sa politique de création d’emplois, car n’ayant créé aucune condition d’auto-emploi, ni des réformes nécessaires à la formation académique et professionnelle.

Pour l’opposition, cette question de l’emploi des jeunes et une extrême urgence. “On ne peut pas continuer à produire des diplômés et des professionnels qualifiés, si on leur ferme toutes les portes pour se réaliser (Fonction publique, privé, auto-emploi). La question de l’emploi est une véritable poudrière. Et, ce n’est pas le régime en place qui l’ignore, lui qui, lors de la campagne pour les élections de 2015, avait promis le plein emploi aux jeunes dès ses six premiers mois au pouvoir”, rappelle Amadou Diemdioda DICKO, 4ème Vice-Président de l’UPC.

Bientôt, c’est la rentrée scolaire 2019-2020, et l’opposition politique s’inquiète fortement du sort réservé à ces élèves, à leurs enseignants et à leurs parents quant on sait que le Gouvernement  a de la peine à mettre en œuvre une stratégie de sécurisation et de réouverture des écoles, et un processus de normalisation du cursus des élèves déplacés. “Si l’on continue à naviguer ainsi à vue à une semaine de la rentrée, nous risquons d’assister malheureusement à une nouvelle vague de fermetures d’écoles”, deplore l’opposition politique. Elle invite à cet effet le gouvernement à mettre tout en œuvre pour sécuriser les zones attaquées et permettre la réouverture des classes.

Sur la tenue du Forum national des jeunes à Bobo-Dioulasso du 18 au 21 septembre dernier, l’opposition salue la reprise de ce forum. Cependant, elle se pose la question de savoir en quoi se forum a été benefique pour la jeunesse. En effet, l’opposition estime que ce forum a plutot servi de cadre pour le MPP de battre campagne auprès “d’une certaine jeunesse convoyée opportunément sur place”. Pour les prochaines éditions, le CFOP invite le pouvoir en place à éviter les récupérations politiques et travailler à rassembler les représentants des jeunes sans couleurs politiques.

Enfin sur les propos tenus par le ministre de la fonction publique, Seni Ouédraogo lors du panel organisé à la faveur du 4ème anniversaire du Putsch manqué, l’opposition politique qualifie cela de grave insulte à la presse nationale et aux citoyens burkinabè ainsi qu’un manque de respect aux autorités qui l’ont nommé. Le CFOP estime que le Pr Seni Ouédraogo doit présenter ses excuses à la presse, aux citoyens burkinabè et aux partenaires sociaux pour avoir tenu à leur endroit ces propos discourtois et, à la limite insultants.
Mami O.

www.fasoamazone.net 

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