Violences faites à l’égard des femmes: L’heure est grave

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De nombreuses femmes dans le monde subissent différentes sortes de violences physiques

La journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes est célébrée ce 25 novembre. Les chiffres des Nations unies montrent l’ampleur de ces violences. Dans leur foyer, leur famille, dans la société ou lors des conflits, en Afrique, les crimes de nature sexuelle demeure bien souvent impunis et les législations évoluent trop lentement, estime la fédération internationale des droits de l’homme.

Daisy SCHMITT, la responsable des droits des femmes à la FIDH, tire la sonnette d’alarme sur les chiffres combien importants

Ce lundi 25 novembre, c’est la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard de la femme. Avec ces chiffres de l’ONU qui sont aussi alarmants qu’insupportables, une femme sur trois dans le monde a subi des violences physiques et/ou sexuelles à un moment de sa vie.

Une femme sur deux tuées et assassinées par son partenaire ou sa famille, tandis que seulement un homme sur vingt péri dans de telles circonstances. Près de 750 millions de femmes et de filles étaient mariées avant leur 18ème anniversaire, plus de 200 millions ont subi une mutilation génitale alors que seulement la moitié des femmes mariées ou vivant en union prennent de manière libre leur propre décision. En ce qui concerne les relations sexuelles, l’utilisation de contraceptifs ou encore l’accès aux soins de santé reste

Et à l’occasion de cette journée, la fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) vient de publier une étude sur les violences sexuelles en Afrique. Selon ce rapport, les autorités nationales manquent trop souvent de volonté pour traduire en justice les responsables de ce type de crime. Pour la responsable des droits des femmes à la FIDH,

Daisy SCHMITT, des cas emblématiques ont permis des avancés législatives, mais elles restent limitées. « Il peut y avoir des avancées qui peuvent prendre la forme de condamnations emblématiques comme par exemple à la cour pénale internationale ou encore la condamnation du dictateur Hissène Habré par les chambres africaines extraordinaires », a-t-elle indiqué. Aussi, ajoute-t-elle, « hors conflits, il y’a un article qui porte sur la Tunisie et les policiers qui ont violé cette jeune femme Meriem Ben Mohamed en 2012, et qui ont finalement été condamné à 15 ans de prison ».
En dehors des condamnations, on note aussi que ces types de procédures peuvent amener à des changements législatifs, foi de Daisy SCHMITT.

Beaucoup de chose ont été faites. Comme par exemple en Afrique du Sud, la prescription pour toutes les formes de violences sexuelles a été abolie. Toutefois, il reste des cas qui sont encore isolés. Les législateurs sont donc interpellés.
Anaëlle K.

Fasoamazone.net

 

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