Burkina Faso: La protection des droits humains en tant de crise au menu d’un forum

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Il s’est ouvert à Ouagadougou le jeudi 23 janvier 2020, un forum national des défenseurs des droits humains. Organisé par la Commission nationale des droits humains( CNDH) , il s’est agi pour les acteurs des droits humains de mener la réflexion autour du rôle, des missions et protection des défenseurs des droits humains dans un contexte de crise sécuritaire. Le panel qui est prévu pour deux jours a été présidé par le ministre des droits humains et de la promotion civique, Maminata Ouattara.

Les participants au format.

La crise sécuritaire que traverse le Burkina Faso caractérisée par des attaques des tueries de masse, des assassinats ciblés, les crises intercommunautaires ainsi que des atteintes à l’intégrité physique n’est pas sans conséquence sur les droits humains. En la faveur d’un panel organisé par la société civile, il s’est agi pour les défenseurs des droits humains de mener la réflexion autour du thème, « Rôle, missions et protection des défenseurs des droits humains dans un contexte de crise sécuritaire ».

Durant 48 heures, les écoles et les établissements sanitaires, les organisations de la société civile(OSC) , les syndicats,  les associations,  les symboles de l’Etat, les établissements recevant du public, etc ont été aguerris des notions de droits humains. Des missions plus importantes leur sont assignées.

La ministre des Droits humains Mme Maminata Ouattara

Mais de quelle protection bénéficient ces derniers ? Mais comment garantir l’effectivité des droits de l’Homme si les défenseurs de ces droits ne s’impliquent pas pleinement aux côtés des titulaires de droit ? Comment garantir aux défenseurs des droits de l’Homme eux-mêmes, la protection nécessaire devant leur permettre d’accomplir leur mission en toute sécurité et sérénité ? Telles sont les raisons de l’organisation du forum.

Selon Rodrigue Namoano, président de CNDH, les défenseurs des droits de l’Homme sont parfois victimes de menaces, intimidations de tous genres, des disparitions forcées, des arrestations, des détentions arbitraires etc…

Pourtant, le 27 juin 2017, l’Assemblée nationale a adopté la loi N 039-2017/ AN portant protection des défenseurs des droits humains alors même que le contexte sécuritaire n’était pas si marqué par le terrorisme et l’extrémisme violent. Est-il nécessaire à l’heure actuelle de faire une réadaptation ?, s’interroge-t-il.

Pour Maminata Ouattara, ministre des droits humains et de la promotion civique, « la réalisation des droits nécessite des actions permanentes tant au plan national qu’international », a-t-indiqué.

Ont également contribué à cette rencontre le  PNUD,   partenaire  financier.

Anaëlle K.

Fasoamazone.net 

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