Campagne électorale: Les solutions du MPP, CDP et de l’ADF/RDA pour faire de Bobo-Dioulasso la vraie capitale économique du Burkina

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Le candidat de L'ADF/RDA, maître Gilbert Noël Ouédraogo

11 novembre 2020:.

Analyse

A quelque une semaine de la fin de la campagne électorale pour les élections présidentielles et législatives, Bobo-Dioulasso vit au rythme des meetings des partis politiques.

Des 13 candidats, en lice pour la présidentielle, trois « baobab » ont déjà essayé de convaincre l’électorat bobolais. Il s’agit du MPP, du CDP et de l’ADF/RDA.

En entendant l’autre « baobab », l’UPC, voyons ce que ces trois candidats proposent aux bobolais une fois la clé de Kossyam en main.

Roch, Eddie et Gilbert, tous candidats à l’élection présidentielle du 22 novembre prochain veulent se partager Bobo-Dioulasso. En campagne électorale à Sya, chacun des candidats essaient tant bien que mal de séduire l’électorat.

Le candidat du MPP Roch Marc Christian KABORÉ

Le premier à être passer à Bobo-Dioulasso, c’est le président sortant, le candidat Roch Marc Christian Kaboré. Devant les milliers de populations sortis nombreux au stade Sangoulé Lamizana ou le MPP tenait son giga meeting le jeudi 5 novembre dernier, le candidat à sa propre succession estime que son bilan est satisfaisant. Il a rassuré les bobolais de renforcer ses actions de développement en faveur de Bobo-Dioulasso afin que cette ville présente le visage d’une vraie capitale économique si toutefois, il est réélu. « Nous allons continuer à nous battre pour que Bobo-Dioulasso, les Hauts-Bassins en général, se développent de jour en jour. Dans les 5 prochaines années, nous allons changer le visage de cette ville afin de renforcer son rôle de capitale économique » a-t-il promis.

Le candidat du CDP Eddie Constance KOMBOÏGO

Et trois (03) jours après soit le dimanche 08 novembre, celui qui se présente comme l’héritier politique de Blaise Compaoré, à savoir Eddie Komboïgo, candidat du CDP a balayé du revers de la main le bilan de Roch Kaboré. « Tout a été détruit à Bobo-Dioulasso. Toutes les unités industrielles que l’on avait dans cette ville depuis les indépendances ont été liquidées.

Et c’est quand Roch Marc Christian Kaboré était premier ministre que ces privatisations ont commencé. Que peut-il donc proposer de mieux pour cette ville aujourd’hui » a-t-il dit avant d’annoncer de sa part, de grandes ambitions pour la ville.
« Si toutefois je suis élu président du Faso au soir du 22 novembre 2020, je travaillerai à donner à Bobo-Dioulasso le visage d’une vraie capitale économique. Et cela passera par la formation des jeunes au niveau local et la création d’unités industrielles notamment agroalimentaires car je suis convaincu que Bobo-Dioulasso dispose suffisamment de ressources pour alimenter ces unités en matières premières » a promis à son tour, Eddie Komboïgo aux Bobolais à son meeting de Bobo.

Pendant que ce dernier faisait ses promesses sur le boulevard Châlon en Champagne, au même moment, sur le boulevard de la révolution, le candidat de l’ADF/RDA, Gilbert Noël Ouédraogo proposait aux bobolais le développement de leur ville sous un autre angle. Une capitale économique ce sont, dit-il, des infrastructures notamment routières. « Au cours de mon premier quinquennat si je suis élu président du Faso, nous mettrons au minimum 350 km de goudron à Bobo-Dioulasso » a  promis Gilbert Noël Ouédraogo, candidat de l’ADF RDA à la présidentielle de 2020.

Face à ces offres de développement de Bobo-Dioulasso et dans l’attente de celles d’autres candidats sérieux, n’est-il pas légitime de se poser la question à savoir si les promesses politiques valent grande chose sous nos cieux.

Ce que doivent comprendre les populations de Sya, c’est que le développement ne se colporte pas, il est d’abord endogène. A passer donc tout le temps à avaler naïvement les promesses de « marchands importateurs de développement », Bobo-Dioulasso restera toujours dans son  « piteux » état.

A chaque bobolais de plutôt se laisser guider par son bon sens et sa raison pour sa participation au choix du futur président du Burkina que de se laisser berner par cette éternelle litanie de promesses politiques jamais entièrement tenues.

Aux Bobolais de savoir ce qu’ils veulent et où ils veulent aller car l’on croit comme Sénèque qu’«il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va».

Analyse de Kalo Sanou

Correspondant de  Faso amazone.net

à Bobo-dsso

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