«CONSOMMONS LOCAL » : AU DELÀ  DU MOT D’ORDRE, UN PROCESSUS DYNAMIQUE.

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CHRONIQUE DU GOUVERNEMENT

11 novembre 2020

La politique en cours du gouvernement au ministère en charge du commerce, replonge les Burkinabè dans un slogan cher au père de la Révolution Burkinabè Thomas Sankara qui appelait ses compatriotes à « consommer ce qu’ils produisent, et produire, ce qu’ils consomment ». Sans que cela ne s’apparente ni à un nationalisme exaspéré, encore moins à un chauvinisme débridé, bien au contraire. Voici pourquoi, au ministère en charge du Commerce, ce slogan repris redonne vie à des productions locales savamment protégées.

Qui plus est, cette invite, repose sur un socle qui prend ses racines dans l’axe 3 du référentiel national pour le développement qui est le PNDES (le Plan national de développement économique et social), qui appelle à « dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois».

Dans les faits, pour matérialiser cette quête, une vision, le «consommons local» qui est une politique de promotion du développement endogène à travers la production, la transformation, la commercialisation et la consommation des produits faits au Burkina Faso (made in Burkina).

En vue de soutenir cette politique, des mesures gouvernementales ont été prises qui ont permis aux structures publiques d’enlever en priorité, les produits locaux comme le riz, la pomme de terre, la tomate, l’oignon, le niébé, le sucre, l’huile alimentaire, le savon etc., avant tout acte d’achat de produits similaires importés.

A terme et de plus en plus cela se vérifie, les structures publiques, intègrent les mets locaux à l’occasion de l’organisation des différents évènements officiels (diners-galas, ateliers, conférences, etc.). Les retombées économiques sont plus que palpables.

Ainsi, toutes ces actions entreprises par le Gouvernement depuis janvier 2017, ont permis d’injecter dans l’économie locale, près de quatre cent vingt-six milliards (426 000 000 000) FCFA.

En plus de la consommation « alimentaire », bien de secteurs porteurs d’emplois sont concernés par le mot d’ordre « consommons local » bien accueilli par les burkinabè. C’est le cas du pagne tissé pour lequel le chef du gouvernement Christophe Joseph Marie Dabiré a pris un arrêté portant promotion et valorisation du Faso Dan Fani (FDF) qui encourage le port du FDF lors des cérémonies officielles et des manifestations d’envergure nationale.

Ces différentes « révolutions » dans des secteurs stratégiques, trouvent échos favorables, dans la mesure où les ministres en charge du Commerce dans l’union économique et monétaire ouest africaine n’ont pas hésité à instaurer en 2019, le mois d’octobre comme « mois du consommer local dans l’espace UEMOA.

Pour offrir un cadre plus large, le ministre Harouna Kaboré du Commerce a pris son bâton de pèlerin avec comme objectif de « poursuivre la sensibilisation pour l’application de ces mesures dans les treize (13) régions du pays ». Tous les secteurs rentables sont concernés dont le secteur privé que le ministre Kaboré « encourage à privilégier les produits et services locaux lors de ses commandes ».

À  la vérité pour protéger le made in Burkina, le ministère a entrepris la labellisation des produits. Les Burkinabè ont salué la labellisation du Faso dan Fani, du chapeau de Saponé, du Koko Donda, du beurre de karité. Ils ont applaudi à tout rompre l’initiative cent (100) produits certifiés, l’initiative mille (1000) produits certifiés à coût partagé, le dévoilement du logo du label made in Burkina le 15 octobre 2020 à Ouagadougou, etc…

Ces mesures visent entre autres, à rassurer le consommateur de la qualité des produits qui sont offerts et acquérir définitivement son adhésion.

D’autres actions sont en cours dans le sens de la poursuite de l’incitation à la préférence locale encouragée par les structures publiques et privées. Il y a par exemple l’amélioration de la qualité des produits, le conditionnement, l’emballage ainsi que l’augmentation des capacités nationales de transformation des produits par les PME.

Toujours dans le sens de promouvoir le consommons local, le Gouvernement par l’entremise du Ministère en charge du Commerce, a signé en 2018 avec l’Association des Marketeurs du Burkina, une convention pour assurer la Visibilité, l’Accessibilité et la Disponibilité des produits made in Burkina.

Une campagne de communication a été lancée à cet effet le 13 octobre 2020 par les acteurs de cette structure.

Pour toujours traduire dans les faits les différentes initiatives prises, une étude d’élaboration d’une stratégie nationale de promotion et de développement durable des produits locaux est en cours d’élaboration.

Elle  matérialise la vision du Gouvernement sur le «consommons local» comme levier du développement endogène du Burkina Faso.

DCPM/ Ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat

 

 

 

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