Burkina Faso:  SOS pour les cimetières de Bobo-Dioulasso

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20 avril 2021

Conçu  comme un espace public où l’on inhume les personnes décédées, le cimetière et les  sépultures supposent d’être entretenues.  Usure due au temps et à l’usage quotidien du lieu, exposition aux intempéries,  souci de modernisation, cet espace public doit faire l’objet d’un soin constant, à la fois par respect des morts et de leurs proches, mais aussi pour des obligations d’hygiène, de sécurité et d’accessibilité.  Malheureusement, l’entretien des cimetières dans nos pays peine à être effectif. Au Burkina Faso, de nombreux lieux de sépultures ne sont pas entretenus par les autorités. Ils sont même parfois laissés à l’abandon, au grand désarroi des familles endeuillées. Pendant la saison hivernale, dans le cimetière municipal de Bobo-Dioulasso, des herbes folles à perte de vue. Votre journal en ligne Fasoamazone .net  a  effectué un tour pour vous  du 20 au  25 avril 2021   Voici son constat.

Tombes encerclées par les hautes herbes

Sous la broussaille, des pierres tombales qui se sont effondrées, faute d’entretien.I Ici pas l’ombre d’un agent, pourtant censé le garder en bon état.

Un cimetière entretenu par la seule bonne volonté des riverains. « Ce sont les habitants qui s’occupent du cimetière, explique Lamissa Coulibaly, habitant de la ville de Sya.

C’est pour ça que vous voyez qu’il y a de l’herbe autour et que c’est touffu partout et que les tombes sont cassées.  Ce n’est pas bien, les cimetières, on doit les entretenir parce que tout le monde va finir ici.

« Quelques kilomètres plus loin, un autre cimetière, celui de

. Ici, plus d’espace disponible pour enterrer les défunts.

Pas d’espace disponible au cimétière de Ouezzin -ville

Le cimetière est même fermé et attend une réhabilitation dans les prochains mois.

Ce  jeune homme chargé de creuser les tombes ici a accepté de témoigner de manière anonyme sur les enterrements clandestins pratiqués dans ces cimetières.

Les familles des défunts n’hésitent pas à corrompre les employés comme lui pour y faire enterrer leurs proches.

Un trafic permanent.

Des pratiques devenues courantes dans les cimetières de Bobo-Dioulasso et un peu partout au Burkina Faso, que certains riverains ont décidé de remettre en état ces lieux de sépulture, en organisant bénévolement des opérations de nettoyage. Pour rendre leur dignité aux morts, même s’ils ne reçoivent pour le moment aucun soutien financier.Les cimetières sont gérés par la mairie censée en assurer la surveillance.

Mais d’après les témoignages recueillis, ces lieux sont devenus des repaires pour trafiquants de drogue et agresseurs au milieu des morts qui ne peuvent toujours pas reposer en paix.   S’il est vrai que certains cimetières de la ville de Bobo-Dioulasso sont délabrés, il y’en a d’autres qui sortent du lot.

C’est le cas par exemple du cimetière Route de Banakélédaga, récemment réhabilité.

Ce cimetière clôturé par un mur de plus de 3 kilomètres, comporte des maisons pour gardien, et des parcelles pour les tombes.

Avec la saison des pluies qui s’y préparent, il est alors nécessaire que les autorités municipales agissent vite afin de donner aux autres cimetières de la ville, l’image de celui de la Route de Banakélédaga.K. Sanou K.

Fasoamazone’net

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