Protection des défenseurs des droits humains au Burkina : un plaidoyer auprès des autorités

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La maladie à Covid-19 a conduit les autorités du Burkina Faso tout comme ceux du Mali à prendre des mesures pour lutter contre cette pandémie. La mise en œuvre de ces mesures a posé un problème dans le respect des droits humains.  En vue de permettre aux Défenseurs des droits humains de jouir de leurs libertés fondamentales et donner une réponse efficace au Covid-19, des instruments juridiques ont été édictées au niveau international, régional et national. qui servent de plaidoyer auprès des autorités, notamment au ministère des Affaires étrangères,  auprès des responsables de la santé, au niveau de la presse,  notamment à laRadio diffusion Télévisuelle du Burkina( RTB),  de la Commission nationale des Droits humains(CNDH),  au Ministère de l’Administration Territoriale et de Décentralisation(MATD), etc,  avec. la remise du document de plaidoyer à l’appui

Au Burkina Faso et au Mali, un instrument juridique a été également publié pour que les nouvelles mesures juridiques prises par les autorités desdits pays pour lutter contre le coronavirus respectent les droits de l’homme.

« Il est essentiel que le processus et le contenu de toute nouvelle mesure adoptée soient conformes aux obligations en matière de droit de l’Homme.

Des consultations avec la société civile  ont eu  lieu, du 12 au 13, octobre 2021,  auprès des autorités a Ouagadougou, avec  l’adoption de nouvelles mesures »,

Selon les normes internationales, il est inadmissible de déclarer des restrictions générales aux droits de l’Homme et aux libertés fondamentales.

Le document précise que exemptions devraient être prévues pour les acteurs de la société civile, en particulier ceux qui surveillent le respect des droits de l’Homme, les syndicats, les  partenaires sociaux et les journalistes.

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Le deuxième principe note que l’urgence de santé publique ne soit pas utilisée comme prétexte pour des atteintes aux droits car cela pourrait étouffer les droits en général ou les droits à la liberté de réunion pacifique et d’association en particulier.
En outre, les restrictions financières limitent la capacité de la société civile à contribuer à la réponse face à la crise de la Covid-19.

Le document souligne que les Etats devraient abroger les lois qui restreignent la capacité de la société civile à accéder au financement, notamment le financement international.

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Il est important pour le Burkina Faso tout comme pour le Mali que leurs réponses à la crise tiennent pleinement compte des demandes des citoyens et qu’ils prennent des mesures pour adopter des structures de gouvernance plus démocratiques pour renforcer la protection et la réalisation des droits. Réduire les inégalités et assurer que la transition à des sources d’énergies plus vertes et plus durables reçoive un soutien et une attention accrue.

Source: International Service for Human Rights

Jeanne Z. LAYA

Fasoamazone.net

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