Burkina/Mouvement d’humeur : la jeunesse est sortie pour dire non aux attaques terroristes

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Après l’attaque de Inata perpétrée le dimanche 14 novembre 2021,  et qui a fait une trentaine de mort, le Mouvement sauvons le Burkina Faso(MSBF), a organisé une marche spontanée le mardi 16 novembre pour dire trop c’est trop !

Des discussions avec la police

Les femmes et les jeunes ont répondu présents à l’alerte donné hier 15 novembre 2021,  par ledit mouvement. Rassemblé à la Place de la nation de Ouagadougou, le mouvement demande au président Roch Marc Christian KABORE de sortir les burkinabè des mains des terroristes qui endeuillent de nombreuses familles.

« Nous, jeunes patriotes  du Burkina Faso, nous demandons tout simplement au président Roch KABORE de libérer notre nation s’il ne peut pas apporter la sécurité aux burkinabè.

Depuis son arrivée, il a échoué sur tous les plans. S’il aime vraiment son pays, il doit démissionner car la démission n’est pas une lâcheté, ni une honte », déplore Mohamed Auguste GOUSOULGOU, patriote.

Les manifestants empêchés par la police

Pour lui, le pouvoir de Roch KABORE manque de stratégie pour contrer le terroriste.

En effet, depuis six (6) ans, que le Burkina connait la crise sécuritaire, le pouvoir en place reste incapable de mener une enquête pour situer les responsabilités sur ce drame.

Les femmes et les jeunes sont sortis nombreux pour témoigner leur solidarité aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et inviter le gouvernement du Burkina Faso à plus de responsabilité.

Mme Inaïs  DRABO,  haut parleur en main

On pouvait lire sur les pancartes et les banderoles : « Non à la France, MACRON à bas, merde à la France… ». Selon Anaïs DRABO membre du MSBF, la carte du Burkina Faso est rouge. « On a hypothéqué notre avenir de façon illégale, on n’a plus de village et le gouvernement montre aux yeux du monde qu’il n’y a aucun problème ici.

Mme OUEDRAOGO

Si ça continue ainsi, on n’aura même plus du Burkina Faso », a-t-elle regretté. Mme Ouédraogo dit être très sensible à ce qui se passe actuellement au Burkina Faso.

« Ce sont nos frères et nos enfants qui meurent chaque jour et si le gouvernement ne fait rien, les terroristes vont finir avec toute l’armée burkinabè.

Mme Anaïs DRABO très remontée

Si on ne se lève pas, c’est nous mêmes qui allons-nous retrouver au cimetière », souligne Mme OUEDRAOGO. Une citoyenne qui a voulu taire son nom a affirme que si le président KABORE n’a pas la capacité de libérer le Burkina Faso des mains des terrorises, qu’il donne le pouvoir à celui qui en a la capacité.

« Nos maris, nos frères sont tombés et cela ne peut plus continuer », a-t-elle rappelé.

De la Place de la nation, ils sont allés vers l’hôtel de ville (Mairie centrale) pour rejoindre le rond-point des nations-unies où ils seront empêchés par la police.

« Je les comprends, on sait qu’elle (police) est de cœur avec nous mais c’est sûr que ces policiers ont reçu des ordres de leur hiérarchie.  Ils ont presque des larmes aux yeux, ils font pitié, donc nous n’allons pas forcer la défense », explique Mohamed Auguste GOUSOULGOU.

Les manifestants

Ils seront contraints de reboucher chemin pour continuer sur le boulevard Kwamé N’Krumah et repartir à la place de la nation en passant par la voie du Moogo Naaba.

.Zonouhan LAYA

Faso Amazone.net

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