Burkina : le MPC demande la création d’une Cour martiale pour juger les terroristes et leurs supplétifs locaux

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Le Mouvement des peuples Citoyens (MPC) a tenu un point de presse le mercredi 17 novembre 2021 à Ouagadougou. Face aux journalistes les membres du MPC ont demandé la création d’une Cour martiale pour juger les terroristes et leurs supplétifs locaux.

Depuis quelques années, le Burkina Faso est en guerre avec les terroristes. Ces derniers temps, l’insécurité est de plus en plus grandissante au pays des hommes intègres, créant ainsi la psychose au sein de la population.

Ces terroristes que le Mouvement des peuples Citoyens (MPC) affirme être connus, doivent être jugé et condamné à la hauteur de leur forfait. C’est pourquoi, les membres du MPC demandent au gouvernement du Burkina Faso, la création d’une Cour martiale exclusivement constituée de militaires pour juger les terroristes et leurs supplétifs locaux.« Les hommes armés non identifiés (HANI) sont désormais connus.

Idrissa NIOGO,  le Coordonnateur du MCP

En conséquence, le Gouvernement burkinabè doit sortir de sa frilosité politique et s’imposer une autre voie proposée par le MPC », a dit le coordonnateur national du MPC Idrissa NOGO.

Pour lui, ce sont les burkinabè qui tuent les burkinabè et qui se plaisent à diffuser les vidéos aux contenus macabres sur les réseaux sociaux. « Même dans les cercles du parti au pouvoir, on en est de plus en plus convaincus.

Le ver est dans le fruit » a affirmé M. NOGO.Il a dans sa déclaration montré quelques faits qui prouvent que ce sont les burkinabè qui tuent d’autres burkinabè. Des faits qui remontent à l’attaque de Solhan dans la région du Sahel où les assaillants étaient des Burkinabè âgés de 12 à 14 ans.

Dans un communiqué daté du 23 septembre 2021, le procureur du Faso informait l’opinion publique de ce que quelques 72 personnes (des fonctionnaires de l’Etat et des commerçants) ont été interpellées et arrêtées pour blanchissement de capitaux, corruption, contrebande de carburant, gestion de stations-services illégales et dépôts illicites de produits d’hydrocarbures à des fins de financement du terrorisme.

Aussi, le rapport 2020 de l’ONG Amnesty international montre que les armes tombées entre les mains des terroristes, correspondent à des transactions entre le Burkina Faso et la Serbie. Ce qui montre que ces armes ont été vendues au gouvernement burkinabè avant de tomber entre les mains des terroristes.

Le MPC dit être souscrit favorablement à l’appel du président du Faso Roch KABORE à l’union sacrée autour des FDS. Par ailleurs, il exhorte les autorités burkinabè à écouter le cri de détresse et les appels au secours des populations qui faiblissent sous le joug des groupes armés terroristes depuis plus de cinq (5) ans.

Le mouvement attend du gouvernement burkinabè, une démonstration de leur ardeur à la sanction, et ce, quelle que soit la faute et quelle que soit la qualité supposée de l’auteur de la faute.

En rappel, une Cour martiale est un tribunal d’exception créé en temps de guerre, la sentence devrait être sans appel.

Jeanne Z. LAYA

Faso Amazone net

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