1 ère édition de la JAM.: 48 heures pour rechercher et proposer des solutions

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Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la protection sociale,  Bassolma BAZIÉ,  représentant du Premier ministre Albert Ouédraogo, a  présidé  ce jeudi 14 juillet 2022, à  Ouagadougou,  la  cérémonie d’ouverture  de la 1ère  édition de la Journée de l’artisan minier(JAM) 2022, afin de rechercher des solutions aux maux qui minent le secteur minier.  C’était sous le thème  »  Exploitation artisanale de l’or dans  un contexte sécuritaire difficile:  défis et perspectives. C’était en présence  du ministre des Mines, des Carrières, monsieur Jean Alphonse SOMÉ, patron de la cérémonie 

Les participants(es)

La JAM, cadre d’échanges entre acteurs intervenant dans l’artisanat
minier autour des questions préoccupantes du secteur.  Elle vise à
convenir de façon participative et inclusive des mécanismes à même d’assurer une meilleure réorganisation et sécurisation des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées d’une part, et
de susciter des changements positifs dans ces exploitations d’autre part.

Durant ces 48 heures  de la JAM, les participants(es), à cette 1 ère édition,  serons  amenés  à faire un état des lieux de l’artisanat minier, de la situation sécuritaire sur les sites miniers artisanaux ; d’échanger sur les réformes nécessaires pour une exploitation minière responsable et profitable à tous,;  de  rechercher et proposer des solutions pour éviter que les sites aurifères artisanaux ne servent de refuge et de sources de financement aux groupes armés terroristes;  de  proposer des dispositions à prendre pour la mise en œuvre des solutions proposées ; d’échanger sur les bonnes pratiques dans le domaine des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées des substances de mine et de carrière;  de  promouvoir la modernisation du sous-secteur des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées des substances de mine et de carrière ; de récompenser les acteurs directs et indirects qui font des efforts dans le respect de la règlementation en vigueur, qui utilisent des techniques et technologies de travail qui améliorent le rendement et qui sont respectueuses de l’environnement ; susciter une meilleure perception du secteur de l’artisanat auprès du grand public.

Monsieur le  ministre des Mines, des Carrières, monsieur Jean Alphonse SOMÉ(en bleu).

Pour le ministres des Mines et des Carrières du Burkina Faso, monsieur Jean Alphonse SOMÉ,  le secteur minier en général et celui de l’artisanat minier en particulier est au coeur des préoccupations de l’Etat au plus haut niveau. « votre présence témoigne de votre intérêt pour le sujet, et de votre engagement à accompagner l’Etat burkinabè dans la recherche de solutions au problème sécuritaire », a  t’il indiqué  à l’endroit du premier ministre, Chef du gouvernement.

Monsieur RABO Mahamadou, représentant des artisans

Pour le représentant des artisans, monsieur RABO Mahamadou,  cette rencontre vient à point nommé. Car le secteur de l’orpaillage, et les artisans, rencontrent de nombreux difficultés, et ne sont guère épargnés des attaques terroristes.  » nous avons perdu beaucoup de nos  camarades  la destruction de nos biens, si bien que nous sommes exposés à la pauvreté, et la misère. »nous sollicitons l’appui du gouvernement burkinabé à nous accompagner  à la recherche de solutions », a plaidé le représentant des artisans, monsieur RABO..

La tenue de cette Journée intervient après une série de rencontres régionales avec les acteurs régionaux du secteur lancées depuis le 10 juin 2022 à Gaoua, dans la région du Sud-Ouest.  Ces concertations se sont poursuivies à Banfora, Bobo-Dioulasso, Kaya, Koudougou, Ziniaré, Tenkodogo et à Ouagadougou avec les acteurs des régions de l’Est, du Nord et du Sahel. ‘ pour lui,  Il s’est agi au cours de ces rencontres de faire un état des lieux del ‘artisanat minier et de la situation sécuritaire dans chaque région, de réfléchir sur les solutions possibles, les mesures de mise en œuvre, les outils de contrôle et les mesures compensatrices au cas où des solutions extrêmes seraient envisagées.

Pour le ministre SOMÉ, ces concertations régionales ont rencontré l’adhésion des acteurs  qui se sont exprimés et ont formulé  des recommandations pertinentes

« C’est le lieu pour moi de réitérer mes remerciements à l’ensemble des acteurs qui ont permis la tenue de ces rencontres régionales ». a félicité le ministre.

L’exploitation artisanale de l’or communément appelée « orpaillage» a connu un essor ces dernières décennies,.  avec une explosion du nombre de sites et d’acteurs mais de par son caractère précaire et majoritairement informel, on dispose de peu de statistiques fiables.

On estime à plus d’un million le nombre d’acteurs sur les sites
aurifères et deux à trois fois ce nombre pour ceux qui en viventEn effet, le Programme des Nations Unies pour le Développementii(PNUD) estimait déjà en 2011 à 1,3 millions, le nombre de personnes directement liées à l’orpaillage au Burkina Faso, soit 7% de la population.

L’exploitation minière artisanale  occupé une place importante, dans la société burkinabé. « cest une activité qui contribue à l’économie du pays ».

.L’étude sur la cartographie des sites d’orpaillage réalisée en 2018 par l’Agence Nationale d’Encadrement des Exploitations Minières et Semi-Mécanisées (ANEEMAS), en collaboration avec le BUMIGEB, dénombrait sur l’ensemble du territoire national 800 sites dont 600 actifs.

Les acteurs du secteur minier

Pour monsieur le ministre,  ces chiffres nous situent sur la place non négligeable .  si l’on sait qu’environ, plus de 9,5 tonnes d’or métal correspondant à environ 235
milliards de francs CFA sont tirés de l’orpaillage.

Selon l’Enquête Nationale sur le secteur de l’Orpaillaqe réalisée par l’Institut National de la Statistique et de la Démographie(INSD) en 2017, cette croissance des activités d’exploitation miniere artisanale est en grande partie liée à la démographie galopante, au chômage des jeunes, à la baisse des rendements agricoles et à la pauvreté des ménages » si bien que l’exploitation artisanale d’or est devenue une des principales sources d’emplois et de revenus. » a  précisé monsieur le ministres en charge des mines.

C’est pourquoi conscient de ce potentiel, l’Etat burkinabe, avec l’accompagnement
des partenaires, a  entrepris des réformes
tant au niveau reglementaire qu’au niveau institutionnel en vue de mieux encadrer
le secteur et minimiser ses impacts négatifs.

Pour lui, au  nombre de ces réformes l’on peut retenir :
l’adoption de la loi n°036-2015/CNT du 26 juin 2015, portant
Code minier au Burkina Faso et de ses textes d’application ;
l’adoption de la loi n°028-2017/AN du 28 mai 2017, portant
organisation de la commercialisation de l’or et des autres
substances précieuses au Burkina Faso et de ses textes
d’application;
de la création de l’Agence Nationale
d’Encadrement
des Exploitations Minieres Artisanales
et Semi-mecanisees
(ANEEMAS); la création de la Brigade Nationale Anti-Fraude de l’Or (BNAF);
la création de l’Office National de Sécurisation des Sites Miniers
(ONASSIM); la relecture de certaines dispositions règlementaire
Etc

Des invités(és)

Des mesures avaient été prises pour freiner le phénomène par la
fermeture des sites dans les zones critiques mais il faut reconnaître
qu’elles n’ont pas connu le succès escompté.

C’est pourquoi des réflexions ont été menées récemment par les
différents départements ministériels, des solutions proposées et il
faut s’assurer de leur efficacité et surtout de la réussite de leur mise
en œuvre.

« Je vous invite donc à des échanges francs, constructifs et sans
langue de bois afin qu’au sortir de cette rencontre, une stratégie soit
dégagée pour que le secteur minier notamment artisanal contribue
au retour de la sécurité et la paix, a exhorté le  ministre SOMÉ.

Pour terminer, monsieur le ministre a
félicité et encouragé les organisateurs de
cette première édition de la JAM, pour leur abnégation au travail qui a permis
la tenue effective de cette manifestation.

H. Jean Baptiste

fasoamazone.net

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