Burkina: La CBDDH interpelle les autorités sur la situation de vulnérabilité des femmes

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La coordonnatrice de la CBDDH, madale Florence OUATTARA

Ceci est un plaidoyer de  madame la Coordonnatrice, de la Coalition  burkinabé, des defenseures des droits humains(CBDDH), paru à notre redaction, ce 23 février 2023, sur la situation de vulnérabilité que vivent les femmes du Burkina Faso. Elle interpelle les autorités a entreprendre une action diligente. « Nous souhaitons que notre action de plaidoyer ne soit pas une activité de plus ».

Malgré les multiples souscriptions aux instruments de protection des catégories vulnérables, les femmes et les catégories vulnérables de la société sont les principales victimes des violations des droits humains au Burkina Faso.

Malheureusement on enregistre l’augmentation des victimes due à la crise sécuritaire très perceptible.

Nos Points focaux notent les violations des droits suivants :
⁃ Assassinats de femmes dans les zones de conflit et dans la vie de couples,
⁃ Atteinte à la dignité (Femmes et mendicités, consommation des feuilles d’arbre et d’herbes dans les zones sous blocus)
⁃ Atteinte à l’intégrité physique des femmes (MGF)
⁃ Victimes d’abus sexuels (Sexes contre nourriture)
⁃ Viols collectifs (Par suite d’enlèvements dans les zones à fort défis sécuritaires) -Enlèvements
⁃ Prostitution forcée
⁃ Expropriation des biens (Extorsion des fonds d’appuis aux déplacés internes)
⁃ Exclusion sociale et familiale (Femmes TS, Accusées d’allégation de sorcellerie, LGBTQ),

-Difficulté d’accès aux services sociaux de base (Santé, logement, alimentation,
⁃ – Etc.
⁃ Les veuves des FDS et civils sont devenues des chefs de ménage malgré elles après l’assassinat de leurs époux (FDS et civils), elles ont en charge la survie et l’avenir des orphelins et personnes âgées rescapés de la guerre;

« Nous souhaitons que notre action de plaidoyer ne soit pas une activité de plus, a interpellé, madame Forence OUATTARA.

Le récent échec de la candidature d’une femme (Bénédicte BAILOU) à la tête de la Représentation Nationale (02/70) a été une disgrâce pour toutes les femmes engagées au Burkina Faso; il y a eu certainement insuffisance de préparation de cette candidature, mais on a noté avec beaucoup d’amertumes le manque de solidarité de la part des femmes de l’Assemblée Législative de la Transition (ALT)
⁃ 14 femmes deputés seulement  sur70(14/70).
⁃ Cette situation n’est que le reflet de la faible représentativité des femmes dans la gouvernance malgré leur supériorité numérique :
⁃ 37/350 femmes Préfets,
⁃ 14/45 Hauts Commissaires
⁃ 08/45 SG de province
⁃ 05/13 Gouverneurs
⁃ 14/70 Députés à l’ALT.

« Nous souhaitons que notre action de plaidoyer ne soit pas une activité de plus », a interpellé, madame Forence OUATTARA

⁃ Merci à madame, le Médiateur du Faso, de prêter  une oreille attentive aux violences basées sur le genre(VBG),  la justice sociale et l’équité au Burkina Faso.

« Quant à nous membres de la CBDDH, le Burkina Faso peut compter sur notre engagement citoyen, nous sommes des patriotes qui entendent jouer leur partition pour un retour à la paix et la cohésion sociale »
⁃ Le Burkina Faso ne tombera pas ! C’est ensemble que nous sauverons le Faso
⁃ Je vous remercie !

Madame la Coordonnatrice de la CBDDH

Florence Ouattara

Faso Amazone.net

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