2è Africa Mousso-distinction des « Femmes Battantes »: l’Amazone de la paix, Wetta/Abem Kadoua compte sur le vote du public

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Résidente à Po dans le Nahouri, dans la région du Centre- Sud, chef lieu Manga, l’Amazone de la paix et de la Cohésion sociale,  Wetta/née Abem kadoua 41 ans mère de 2 enfants, compte sur le public pour décrocher le prix du public à la 2è édition de Africa Mousso, à l’occasion de distinctions des « FEMMES BATTANTES »(Sanem Poaka), autour du thème »Contribution des femmes à la paix et à la cohésion sociale ». l’Évènement est prévu se tenir le 27 octobre 2023 à l’espace Dieudonné de Ouagadougou. Mme Wetta compte sur vos voix sur facebook pour remporter cette distinction. À l’occasion qui est madame Wetta/née Abem kadoua, quel est son parcours et  sa combativité dans la vie associative?.

Je suis WETTA/née Abem kADOUA. Je réside à Po dans le Nahouri plus précisément dans la région du Centre Sud, j’ai fait mon école primaire à Pounkouyan à 9 km de la ville de Po et le secondaire au Lycée provincial de Po.  jai dû abandonner l’école classique en classe de troisième lorsque j’ai raté le BEPC en 1999 et me suis tournée vers l’alphabétisation où j’ai été Animatrice des centres d’alphabétisation puis superviseur et formatrice des formateurs jusqu’à présent.

C’est précisément en 2014 que je me suis lancée dans la vie associative et créé avec mes collaboratrices une association dénommée Djouatiina (Espoir de demain) pour venir en aide aux filles mères qui étaient en difficulté dans notre localité, suite à la création de cette association qui était à but non lucratif espoir de demain s’est vu obligé de créé des AGR pour ces dernières afin de subvenir à leurs besoins.

Selon leur choix d’autres se sont orientées dans la couture, la coiffure et le reste des bénéficiaires est resté au siège de l’association et on a créé une coopérative Ouenassé des transformatrices des produits locaux pour transformer le beurre de karité en savon, le soumbala et le manioc en atieké.

Ensuite nous avons divisé en 3 groupes.les filles mères sont restés dans l’association djouatiina. Elles signent des conventions avec des ONG et font des sensibilisations sur les droits des filles, l’incivisme la gestion des menstrues en milieu scolaire etc…et la transformation des produits locaux reviens aux veuves démunies qui produisent le savon le soumbala et l ‘atieke au siège et enfin le 3eme groupe est mélangé des filles et veuves qui forment une troupe théâtrale nommé Di koué lougou de Po (sensibilisons le monde). Elles font des théâtres foras à travers toute la province avec des thèmes en lien avec l’insécurité, lutte contre l’extrémisme violent, la promotion de la cohésion sociale et le bon vivre ensemble.

C’est à travers cette troupe que j’ai été nommée par le ministère en charge de la cohésion sociale Amazone de la paix et de la cohésion sociale du Nahouri et décorée médaillée d’honneur des collectivités territoriales en 2022.

Nous sommes au totale 72 femmes et filles dont 32 à l’association djouatiina 20 en transformation et 20 en théâtre.

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