Akissi Nadège TANOH: une panafricaine engagée pour la défense de la cause de la femme à travers le conte

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Akissi Nadège TANOH, en pleine prestation au FITHA, le 15 novembre 2023

Tanoh Akissi Nadège, étudiante en master 2 théâtre option technique des arts de la scène à l’institut nationale des arts et de la culture d’Abidjan(Côte d’Ivoire) et master 2 en art du spectacle à l’université de cocody (Abidjan CI),  de Nationalité ivoirienne, elle est aussi comédienne de la compagnie Nakhê Théâtre dont le fondateur monsieur N’dawar diack Seck,  un sénégalais. Une passionnée de l’art à travers différentes cultures dont ivoiro-sénegalaise. C’est au Festival de théatre international d’Abidjan(FITHA), que cette jeune fille s’exprime sur son genre artistique, après une brillante  prestation, le 15 novembre 2023.

Présentez votre compagnie:
La  compagnie´´Nakhê-Théâtre ´´
est une compagnie créée en septembre 2000 par N’dawar Diack Seck . Elle est composée de jeunes artistes issus de l’Institut Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle (INSAAC ) et de quelques amateurs de théâtre et du conte.
Son objectif est de permettre aux jeunes artistes sortis de formées ou amateurs et aux talentueux de l’art de s’organiser de se prendre en charge et de vivre de leurs arts .

Depuis quand évoluez vs?
Depuis (2)deux ans que j’évolue dans le domaine du conte car à la base je suis comédienne et C’est à travers le théâtre que j’exerce depuis (6)six ans,, que j’ai découvert mon talent et mon attirance pour le conte .

Quel est votre domaine d’intervention du genre?

Moi à la base j’aime l’art de l’engagement car pour moi l’art est autant ludique que didactique ( il est amusant mais enseigne également).

Raison pour laquelle j’utilise le conte pour sensibiliser éveiller les consciences et interpeller sur certains comportements dans nos sociétés africaines.
Mais dans ce combat je suis beaucoup axée sur la valorisation et l’émancipation de la femme africaine et C’est dans cette perspective que j’ai écris le conte « pkapkalêglê le géant «

Pourquoi un tel engagement?
Parce que nous constatons dans nos sociétés Africaines que la femme est victime de rabais de violence conjugale, de procès de toute forme.
Certe on nous parle d’émancipation à la télévision mais dans les foyers C’est une autre réalité. Les femmes meurent de frustration de bastonnades et de violences de tout genre .

Quels sont les titres des pièces que vous avez présentez ce soir au FITHA?
Au FiTha nous avons eu une deux différentes prestations
La première, un mono théâtre sur la souffrance de la veuve africaine avec le titre ( Flux et reflux à Sangomar)
Elle s’est plutôt tenue dans les écoles et universités d’Abidjan.
La seconde prestation est un spectacle de conte qui a pour titre <<pkapkalêglê le géant >> Qui traite de la violence partant sur le genre féminin et sur la considération de l’enfant garçon au rejet de l’enfant femme.

Quel est le contenu de vos prestations de cette soirée?, décrivez-nous les svp

C’est l’histoire de pkapkalêglê le géant, l’ animal le plus fort et le plus puissant du monde entier qui sera tué par des jumelles avec le soutien de leur mère qui était la rejetée de tous parce qu’elle ne mettait au monde que des filles, pendant que tous les hommes partis affronter cet animal on fini par y perdre la vie.
Les trois femmes ont fini par sauver le village dont elles étaient la risée.

Quel est le message que vous voulez faire passer à travers ce conte?
J’ai voulu montrer que dans notre  société dans laquelle la femme à autant sa place que l’homme car là où plusieurs hommes peuvent échouer une seule femme peut y arriver.
Le genre n’est qu’un prétexte que assujétir et marginaliser les femmes en Afrique. La femme est le pilier sur lequel tous se reposent en toutes circonstances. Alors elle mérite honneur et reconnaissance.

Quel appel lancez- vous? 
À la société en générale mais surtout aux hommes et aux différentes religions, que la femme est au début et à la fin de toute chose.

Merci vraiment, merci au média FasoAmazone.net pour cette opportunité, merci au FITHA et merci aux spectateurs d’avoir répondu présent.

Inerview réalisé par Innocent Kouamé

Images photos Hamza Jean Baptiste

FasoAmazone.net

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