🇨🇲 VIOLENCES CONJUGALES À DOUALA : UNE AGRESSION PUBLIQUE QUI RELANCE L’URGENCE DE DIRE « HALTE AUX VBG »

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🛑 HALTE AUX VBG : aucune violence ne doit être banalisée. Protéger, prévenir, agir.

À Douala, une scène de violences conjugales survenue à Makèpè a suscité une vive réaction. Un homme de 34 ans, identifié comme Lionel Samuel, aurait été pris à partie par une vingtaine de joggeuses après avoir agressé sa compagne, Sophie Dolorès, 27 ans, en pleine rue.

Selon les informations rapportées, l’intervention de militaires puis des éléments des Esir aurait permis d’extraire l’homme de la foule. Il aurait ensuite été hospitalisé avant d’être placé en garde à vue dans le cadre de la procédure liée aux violences. La jeune femme, quant à elle, serait repartie libre.

UNE SCÈNE QUI INTERPELLE AU-DELÀ DU FAIT DIVERS

Au-delà de la scène spectaculaire, cette affaire pose une question essentielle : jusqu’où la société doit-elle aller pour protéger une victime de violences ?

La réponse ne peut pas être la violence en retour.

Frapper une femme, l’humilier, la menacer ou exercer sur elle une quelconque forme de violence constitue une atteinte grave à sa dignité et à ses droits. Mais répondre aux violences par une autre violence collective expose également à de nouveaux drames.

La lutte contre les VBG ne peut devenir une chaîne de représailles. Elle doit être une chaîne de protection, d’alerte, d’accompagnement et de justice.

BRISER LE SILENCE, PROTÉGER LES VICTIMES

Les violences basées sur le genre ne sont pas une affaire privée à cacher derrière les portes des maisons ou à minimiser au nom des relations de couple.

Lorsqu’une personne est victime de violences, alerter, éloigner la victime du danger, solliciter les services compétents et accompagner la plainte sont des gestes qui peuvent sauver une vie.

Les témoins ont également un rôle important : ne pas rester indifférents, appeler les secours ou les forces compétentes lorsque la situation l’exige et éviter d’aggraver la situation par une intervention dangereuse ou une justice populaire.

AUX FEMMES VICTIMES : VOUS N’ÊTES PAS COUPABLES

Aucune dispute, aucune tenue vestimentaire, aucune parole, aucune infidélité supposée ou aucun problème de couple ne justifie les violences.

Être en couple ne donne à personne le droit de frapper, menacer, contrôler ou terroriser son partenaire.

La prévention des VBG passe par l’éducation, le dialogue, la responsabilisation des auteurs, l’accès à la justice et la mise en place de mécanismes efficaces de protection des victimes.

UN MESSAGE QUI DÉPASSE LES FRONTIÈRES

Cette affaire survenue à Douala doit surtout nous rappeler que la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles est une responsabilité collective.

Protéger une victime, ce n’est pas se venger à sa place.

Protéger une victime, c’est empêcher que la violence continue.

Rendre justice, ce n’est pas faire justice soi-même.

🛑 HALTE AUX VIOLENCES BASÉES SUR LE GENRE !

Non aux violences conjugales.

Non aux violences faites aux femmes.

Non à la banalisation des VBG.

Non à la justice populaire.

La véritable force d’une société se mesure aussi à sa capacité à protéger les plus vulnérables, prévenir les violences et faire respecter la justice.

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