
Du 10 au 12 août 2026, Ouagadougou a accueilli la 2ᵉ Réunion des ministres chargées du Genre de la Confédération des États du Sahel (AES), organisée conjointement avec le 2ᵉ Forum humanitaire de l’AES. Placées sous le thème « De l’urgence à la résilience : vers un modèle d’action humanitaire intégré pour l’AES », les rencontres ont porté l’ambition d’une action mieux coordonnée, plus inclusive et tournée vers la résilience et le développement durable.

Ouagadougou, carrefour de la réflexion sur le genre dans l’espace AES
Le Burkina Faso a accueilli, du 10 au 12 août 2026, les délégations du Burkina Faso, du Mali et du Niger dans le cadre de la 2ᵉ Réunion des ministres chargées du Genre de l’AES, couplée au 2ᵉ Forum humanitaire de la Confédération.

Cette rencontre de haut niveau a réuni des responsables gouvernementaux, des experts, des partenaires et différents acteurs engagés dans les questions humanitaires, de genre et de développement. Environ 500 personnes ont été conviées à ces travaux.

L’objectif affiché était notamment de renforcer la coopération et la coordination des politiques publiques dans l’espace AES, avec une attention particulière portée à l’égalité de genre, à l’autonomisation des femmes et à leur participation au développement.
Le genre : de quoi parle-t-on ?
Le terme « genre » renvoie aux rôles, responsabilités et relations sociales associés aux femmes et aux hommes dans une société.
Il ne signifie donc pas simplement « femmes ».

Dans les politiques publiques, parler de genre revient notamment à s’interroger sur la manière dont les femmes et les hommes participent à la société, accèdent aux opportunités, prennent part aux décisions et bénéficient des actions de développement.

Dans l’espace AES, cette approche accorde une place importante à la valorisation des compétences des femmes, leur autonomisation et leur participation aux espaces de décision.
De l’urgence à la résilience
Le thème retenu — « De l’urgence à la résilience » traduit une volonté de dépasser une réponse limitée aux besoins immédiats pour construire des mécanismes permettant aux communautés de mieux faire face aux difficultés et de se relever durablement.

La réflexion a ainsi porté sur une approche reliant réponse aux besoins, relèvement, autonomie et développement durable.
Pour les responsables réunis à Ouagadougou, l’enjeu est de construire une action humanitaire davantage coordonnée et capable de contribuer à la résilience durable des communautés.

Les femmes au cœur de la construction de l’avenir
La question de la place des femmes occupe une dimension importante dans cette dynamique.
L’autonomisation économique, la participation aux décisions, le renforcement des capacités et la valorisation des initiatives portées par les femmes constituent autant de leviers permettant de faire du leadership féminin une force de développement.

La rencontre a ainsi permis de mettre en avant une vision dans laquelle les femmes ne sont pas uniquement considérées sous l’angle des bénéficiaires des politiques publiques, mais également comme actrices, professionnelles, entrepreneures, responsables et décideuses.

Un engagement politique au plus haut niveau
Le 12 août, à l’issue des travaux, les ministres chargées de l’Action humanitaire et du Genre des pays de l’AES ont été reçues par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, également Président de la Confédération des États du Sahel.

La délégation, conduite par la ministre burkinabè de la Famille et de la Solidarité, le Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, est venue présenter les conclusions des travaux au Chef de l’État.

Lors de cette audience, la ministre malienne de la Santé et du Développement social, Colonel-Major Assa Badiallo Touré, a notamment défendu l’idée d’une stratégie humanitaire allant au-delà de la seule gestion de l’urgence pour contribuer à la construction d’un avenir durable.

Vers une dynamique commune dans l’espace AES
Les travaux se sont achevés le 12 août avec des recommandations destinées à renforcer la résilience durable des communautés du Sahel. Deux documents majeurs ont notamment été adoptés, dont la Déclaration de Ouagadougou du Forum humanitaire de l’AES.
Au-delà des rencontres ministé

rielles, l’événement aura permis de donner davantage de visibilité aux initiatives, aux compétences et aux contributions des femmes dans l’espace AES.

De l’urgence à la résilience, l’enjeu est désormais de transformer les orientations en actions concrètes et durables.

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