Ouagadougou : un bébé d’un mois retrouvé abandonné tôt le matin dans le quartier Saonré

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Abandon de bébé à Saonré : un drame qui interpelle et relance l’urgence de renforcer la prévention, l’écoute et l’accompagnement des jeunes filles et des mères en situation de détresse.

Un bébé de sexe féminin, âgé d’environ un mois, a été retrouvé abandonné tôt dans la matinée du lundi 14 septembre 2026 dans le quartier Saonré, à Ouagadougou. La découverte, faite vers 6 heures par des habitants, a suscité une vive émotion et attiré de nombreux riverains autour du nourrisson.
Selon les informations rapportées par l’Agence d’information du Burkina (AIB), le nourrisson a été découvert près d’un kiosque, avec sa layette, par des habitants du quartier.
Malgré l’attroupement qui s’était rapidement formé autour du lieu, le bébé dormait paisiblement, comme si rien ne venait troubler son sommeil.

Présente sur les lieux, Annick Palm/Bakyono, sage-femme au Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de Tingindalgué, a indiqué que le bébé semblait être âgé d’environ un mois et ne présentait aucun signe inquiétant sur le plan sanitaire au moment de sa découverte.
Une découverte qui bouleverse les riverains
La présence du nourrisson a provoqué une vive émotion parmi les habitants.

Entre incompréhension, indignation et compassion, plusieurs riverains se sont interrogés sur les circonstances ayant conduit à son abandon.
Face à cette situation, certains habitants ont même exprimé leur volonté d’accueillir l’enfant.
C’est notamment le cas de Mansour Zongo, entrepreneur dans le secteur du BTP et père de quatre enfants. Pour lui, aucune difficulté ne devrait conduire à abandonner un enfant. Se disant prêt à accueillir le nourrisson, il a appelé à davantage de responsabilité de la part des parents.

L’adoption doit respecter les procédures
Face à cet élan de solidarité, la sage-femme a rappelé que toute démarche visant à accueillir ou adopter l’enfant doit se faire dans le respect des procédures prévues par les services compétents du ministère en charge de la Famille.

L’émotion et la bonne volonté des particuliers ne sauraient donc se substituer au cadre légal de protection de l’enfant.
Les forces de l’ordre attendues pour le constat
Au moment où les constatations étaient en cours, les sapeurs-pompiers, le personnel de santé et les habitants attendaient encore l’arrivée des forces de l’ordre pour effectuer le constat d’usage.

Cette étape devait permettre d’engager les démarches nécessaires à la prise en charge sanitaire, à la protection du nourrisson et à l’ouverture des procédures administratives appropriées.
Une enquête devrait également permettre de faire la lumière sur les circonstances exactes de cet abandon et de déterminer les éventuelles responsabilités.

Au-delà de l’émotion, la question de la prévention
Cette nouvelle affaire soulève une fois de plus la question des abandons de nouveau-nés et de l’accompagnement des femmes et jeunes filles confrontées à une grossesse difficile.
Au-delà de l’émotion suscitée par la découverte de ce bébé, la situation interpelle la société sur la nécessité de renforcer l’écoute, l’orientation et l’accompagnement des personnes en détresse afin que l’abandon ne soit jamais perçu comme une issue.
Un bébé ne peut pas choisir les circonstances de sa naissance. Il appartient à la société de tout mettre en œuvre pour protéger les plus vulnérables.

Source : AIB, 14 septembre 2026
Rédaction : FasoAmazone.net

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