
Rebeca Grynspan et Carolyn Rodrigues-Birkett se placent en tête du troisième vote indicatif, ouvrant une nouvelle séquence pour le leadership féminin au sommet des Nations unies
New York, 19 septembre 2026. La course à la succession d’António Guterres entre dans une nouvelle phase. Le Conseil de sécurité des Nations unies a organisé, vendredi 18 septembre, son troisième vote indicatif secret destiné à mesurer le niveau de soutien aux candidats au poste de Secrétaire général.
Au terme de cette consultation informelle, deux femmes occupent les deux premières positions : la Costaricienne Rebeca Grynspan arrive en tête avec 9 votes « encourager », suivie de la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett, qui en recueille 8.
Ce résultat donne une visibilité particulière aux candidatures féminines dans une institution qui, depuis sa création en 1945, n’a jamais été dirigée par une femme. La succession d’António Guterres pourrait ainsi ouvrir une nouvelle page du leadership féminin dans la gouvernance mondiale.
Rebeca Grynspan : une candidature féminine au premier plan
Avec 9 votes « encourager », 5 « décourager » et 1 « sans opinion », Rebeca Grynspan retrouve la première place dans ce troisième tour.
Économiste costaricienne, ancienne vice-présidente du Costa Rica et actuelle Secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED/UNCTAD), elle dispose d’une longue expérience dans les affaires publiques et multilatérales. Sa candidature a été officiellement présentée par le Costa Rica le 3 mars 2026.
Son parcours l’a conduite à exercer des responsabilités nationales et internationales, notamment dans les domaines du développement économique, de la coopération internationale et du multilatéralisme.
Dans cette compétition, son profil apporte donc une dimension particulière : une femme issue d’Amérique latine, dotée d’une expérience importante au sein du système des Nations unies, se trouve aujourd’hui au premier rang du processus consultatif.
Une candidature qui porte aussi une question historique
La présence de Rebeca Grynspan en tête du troisième vote intervient dans un contexte où la possibilité de voir, pour la première fois, une femme accéder au poste de Secrétaire générale est particulièrement observée.
Mais le scrutin du 18 septembre ne constitue pas encore une décision. Les votes indicatifs sont confidentiels et non contraignants ; le processus doit encore passer par une recommandation formelle du Conseil de sécurité, avant la nomination par l’Assemblée générale.

Carolyn Rodrigues-Birkett : la Guyanaise qui confirme sa place
Derrière Rebeca Grynspan, Carolyn Rodrigues-Birkett confirme également sa présence au premier plan.
La diplomate guyanaise a obtenu 8 votes « encourager », 6 « décourager » et 1 « sans opinion » lors du troisième vote indicatif. Elle avait déjà occupé la première place lors du deuxième tour, le 21 août.
Ancienne ministre des Affaires étrangères et actuelle représentante permanente de la Guyana auprès des Nations unies, Carolyn Rodrigues-Birkett possède une expérience dans la diplomatie, la gouvernance et les affaires internationales. Sa candidature a été officiellement présentée par la Guyana en juin 2026.
Sa présence dans le duo de tête renforce ainsi la visibilité des candidatures féminines issues des pays du Sud dans cette compétition internationale.
Deux femmes, deux régions, une même course internationale
Rebeca Grynspan et Carolyn Rodrigues-Birkett viennent de deux espaces géographiques différents : l’Amérique latine et les Caraïbes.
Leur présence simultanée en tête du troisième vote donne donc également à voir la diversité géographique de la compétition.
Pour FasoAmazone.net, cette séquence mérite une attention particulière : elle place au cœur de l’actualité internationale la question de la représentation des femmes dans les plus hauts espaces de décision.
Il ne s’agit toutefois pas encore de parler de victoire. Les deux candidates doivent toujours franchir les prochaines étapes du processus diplomatique et rechercher le soutien nécessaire au Conseil de sécurité.

🇸🇳 Macky Sall : une candidature africaine toujours en lice
Parmi les autres candidats figure l’ancien président sénégalais Macky Sall, dont la candidature représente une présence ouest-africaine dans cette course mondiale.
Lors du troisième vote, il a obtenu 5 votes « encourager », 9 « décourager » et 1 « sans opinion ». Il demeure néanmoins officiellement candidat dans le processus. Sa candidature a été présentée par le Burundi en mars 2026.
Son parcours comprend notamment la présidence du Sénégal et des responsabilités au niveau continental, tandis que son dossier officiel de candidature est intégré au processus de sélection conduit par les Nations unies.
Une étape, pas encore une décision
Le troisième vote apporte une indication importante sur les rapports de soutien, mais aucune nomination n’est encore intervenue.
Le Conseil de sécurité devra parvenir à une recommandation. Celle-ci devra ensuite être soumise à l’Assemblée générale des Nations unies, qui procédera à la nomination du prochain Secrétaire général. Le candidat recommandé doit obtenir au moins neuf voix au Conseil de sécurité et ne pas être bloqué par un veto d’un des cinq membres permanents.
La prochaine étape sera donc suivie avec attention.
Une nouvelle page pour le leadership féminin ?
Avec Rebeca Grynspan et Carolyn Rodrigues-Birkett aux deux premières places du troisième vote indicatif, les candidatures féminines occupent aujourd’hui une place centrale dans la course à la direction des Nations unies.
La suite du processus dira si cette dynamique se confirme et si l’ONU pourrait, pour la première fois de son histoire, confier son secrétariat général à une femme.
Horossi
FasoAmazone 🌹
Quand les femmes prennent leur place dans les espaces de décision, le monde regarde.
Rubrique : 🌍 Elles font le Monde | Leadership féminin














