OUAGADOUGOU, 8 octobre 2026 — À Ouagadougou, la communication est au cœur des enjeux de société. Les Universités africaines de la communication (UACO) 2026 ouvrent leurs travaux ce mercredi 7 octobre à la Salle PSUT de l’Université Joseph Ki-Zerbo, avec les premières communications programmées dès 9 heures. La cérémonie officielle d’ouverture est prévue à 15 heures, sous la présidence du Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, journaliste de profession et ancien directeur de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina (RTB).
Placée sous le thème « La stratégie de communication des États africains souverainistes face aux campagnes de manipulation de l’opinion publique », cette édition des UACO intervient dans un contexte où l’information est devenue un enjeu majeur de souveraineté.
Mais au-delà des panels et des réflexions stratégiques, ce rendez-vous met aussi en lumière une profession essentielle : celle de toutes celles et tous ceux qui travaillent chaque jour à produire, traiter, vérifier et transmettre l’information.
Informer, sensibiliser, éduquer : une mission essentielle
Journalistes, communicants, photographes, cadreurs, techniciens, rédacteurs, animateurs, professionnels du numérique et acteurs de la communication institutionnelle participent quotidiennement à la vie de nos sociétés.
Avec une plume, un micro, une caméra, un appareil photo, un ordinateur ou un téléphone portable, ils vont sur le terrain, recueillent la parole, recherchent l’information, la vérifient, la mettent en forme et la rendent accessible au public.
Dans les rédactions et sur le terrain, parfois dès les premières heures de la journée et souvent jusque tard dans la nuit, ces professionnels accomplissent une mission qui dépasse la simple production de contenus.
Ils contribuent à informer, sensibiliser, éduquer et rapprocher les citoyens et citoyennes de l’actualité nationale et internationale.
Chaque reportage, chaque article, chaque photographie, chaque émission, chaque interview et chaque publication numérique participe ainsi à la circulation des savoirs et à la compréhension des réalités de notre époque.
Une profession intellectuelle au cœur des mutations numériques
L’avènement d’Internet et des réseaux sociaux a profondément transformé les métiers de l’information et de la communication.
Aujourd’hui, une information peut être recueillie avec un téléphone portable, traitée sur un ordinateur, illustrée par une photographie, montée en vidéo et diffusée en quelques minutes auprès de milliers, voire de millions de personnes.
Cette révolution numérique offre de nouvelles possibilités, mais elle impose également de nouvelles responsabilités.
Face à la désinformation, aux fausses nouvelles, aux manipulations de l’opinion et à la circulation massive de contenus non vérifiés, le professionnel de l’information doit plus que jamais faire preuve de rigueur, de discernement, de responsabilité et d’éthique.
La communication devient ainsi une véritable compétence stratégique.
La communication, une force au service de la souveraineté
Le thème des UACO 2026 illustre parfaitement cette nouvelle réalité.
Les États, les institutions, les médias et les organisations évoluent désormais dans un environnement où la bataille des récits peut avoir autant d’importance que la bataille des faits.
La communication stratégique, la maîtrise des récits, la communication de crise, la lutte contre la désinformation, la souveraineté informationnelle et les réseaux sociaux sont donc devenus des sujets majeurs.
Les travaux des UACO permettront notamment de réfléchir aux stratégies développées par les États africains face aux campagnes de manipulation de l’opinion publique et aux nouvelles formes de guerre communicationnelle.
Pour le Burkina Faso et, plus largement, pour l’espace sahélien, ces questions revêtent une importance particulière dans un contexte de profondes transformations géopolitiques et informationnelles.
Rendre visible le travail de celles et ceux qui informent
Derrière une information publiée, il existe souvent un travail considérable que le public ne voit pas.
Il faut chercher les sources, prendre contact, se déplacer, écouter, questionner, vérifier, photographier, filmer, écrire, monter, corriger, publier et parfois recommencer.
Il faut aussi apprendre continuellement, s’adapter aux nouveaux outils et rester attentif à un environnement médiatique en perpétuelle évolution.
C’est ce travail, souvent effectué avec passion et engagement, qui permet à l’information de parvenir jusqu’au citoyen.
La communication est donc bien plus qu’un simple canal de transmission. Elle est un métier, une responsabilité et une force qui participe à la construction de la société.
Les UACO, un espace de réflexion et de reconnaissance
La cérémonie officielle d’ouverture des UACO 2026 se tiendra ce mercredi à 15 heures, après l’installation des participants et l’accueil des officiels.
Placée sous la présidence du Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, journaliste de profession, cette cérémonie donnera le coup d’envoi officiel d’une série de travaux consacrés aux grands enjeux contemporains de la communication.
Durant les différentes sessions, chercheurs, enseignants, journalistes, communicants et autres professionnels réfléchiront notamment à la communication de guerre, à la souveraineté narrative, aux médias, aux réseaux sociaux, à la désinformation, à l’intelligence communicationnelle et à la résilience informationnelle.
Au-delà des débats, les UACO 2026 constituent donc aussi un moment pour reconnaître la contribution de toutes celles et tous ceux qui, chaque jour, par leur plume, leur voix, leur objectif, leur caméra, leur micro ou leur écran, font vivre l’information.
Dans un monde où celui qui maîtrise l’information peut aussi peser sur les perceptions et les décisions, maîtriser sa communication devient un enjeu de souveraineté.
À Ouagadougou, les UACO 2026 entendent précisément contribuer à cette réflexion et rappeler une évidence : bien communiquer, c’est aussi mieux informer, mieux sensibiliser, mieux éduquer et mieux construire l’avenir.
Cette version est celle que je vous recommande pour FasoAmazone.net : elle valorise fortement la communication, les journalistes et tous les métiers de l’information, tout en préparant naturellement votre deuxième article consacré au programme détaillé des UACO.
Horossi
FasoAmazone.net | La rédaction
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