violences faites aux enfants et aux femmes: Pas de pitié pour les auteurs

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En Afrique, les violences faites aux filles et aux femmes ont depuis des décennies, été reconnues comme un phénomène traduisant des rapports de force historiquement inégaux entre hommes et femmes, aboutissant à la domination et à une discrimination exercée souvent, par les premiers sur les secondes. Ces violences freinent particulièrement la promotion des femmes et portent atteintes à leurs libertés fondamentales. Malgré les mesures prises par les pays africains, cette pratique persiste toujours.

Face à la recrudescence des violences contre les filles et les femmes, les pays africains ont entrepris plusieurs actions. Il s’agit entre autre des révisions de lois, des campagnes de sensibilisation, la mise en place une ligne d’assistance téléphonique gratuite et anonyme pour dénoncer les violences et les abus. Malgré ces initiatives, force est de reconnaitre que le phénomène gagne du terrain en Afrique. Au regard de la persistance des défis, il est clair que l’éducation permanente est la clé des changements attendus. Cette éducation, doit concerner et impliquer toutes les couches sociales, les hommes plus que les femmes avec le concept de la masculinité positive.

Ainsi, en plus des lois, il faut lutter contre l’omerta, l’impunité et initier des programmes prometteurs pour prévenir, réduire et punir les violences faites aux enfants et aux filles en particulier, et éradiquer tous les freins à leur éducation et leur épanouissement. Pour renforcer ont mis en place plusieurs lois. C’est le cas par exemple du Benin qui s’est doté d’une loi portant mesures spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe et de protection de la femme et des filles. Cette loi contient de nouvelles dispositions pour mieux et durement réprimer les violences basées sur le genre, entre autres, les agressions sexuelles, le viol, le mariage précoce, les mutilations génitales féminines, et les violences aggravées sur la femme ou les filles. Au Burkina Faso, le gouvernement s’est doté d’un cadre institutionnel favorable à l’épanouissement des filles et des femmes, ce qui lui a valu d’avoir le statut de pays pionnier dans le cadre de la campagne mondiale.  Il s’agit, entre autres, du lancement en novembre 2019 d’une campagne nationale de lutte contre les violences faites aux enfants, de l’adoption de la stratégie nationale 2019-2023 de lutte contre les pires formes de travail des enfants et de la stratégie nationale 2020-2024 de protection de l’enfant, et la création des lignes vertes de signalement et de dénonciation des cas de violence.

Tous espèrent que ces mesures puissent contribuer à mettre fin aux violences faites aux filles et aux femmes en particulier et que les auteurs de ces violences soient sévèrement réprimés.

Mami O./www.fasoamazone.net

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