Face à la drogue, des parents désemparés appellent à davantage de centres de soins et de réinsertion

0
10
Face aux addictions, de nombreuses familles se disent démunies et réclament un meilleur accès aux centres de dépistage, de désintoxication, de soins spécialisés et de réinsertion pour protéger les jeunes et accompagner les proches.

La consommation de drogues et de stupéfiants suscite des inquiétudes croissantes dans certaines familles. Si les situations varient d’un foyer à l’autre, beaucoup de parents disent se sentir démunis lorsqu’ils découvrent qu’un enfant, un frère ou une sœur est engagé dans une consommation problématique. Derrière les chiffres se cachent souvent des parcours marqués par la souffrance, la solitude et l’incompréhension.

« Nous avons tout essayé sans savoir où aller », confie une mère. Son fils, autrefois brillant à l’école et promis à de grandes études, a progressivement changé de comportement. Les disparitions d’argent, les violences, les fugues, les convocations à l’école et les interpellations se sont multipliées. Le diagnostic est finalement tombé : il consommait des stupéfiants.

Comme cette famille, beaucoup de parents ignorent les premiers signes de l’addiction et ne savent pas vers quelles structures se tourner. Faute d’informations suffisantes sans doute sur les centres spécialisés et les services d’accompagnement, certains prennent des décisions dictées par le désespoir. Des jeunes sont parfois isolés, enfermés ou attachés par leurs proches, dans l’espoir de les protéger ou de les empêcher de consommer davantage.

À lire aussi https://www.fasoamazone.net/2026/05/29/lutte-contre-la-drogue-au-burkina-faso-le-cnld-devoile-sa-strategie-nationale-2026-2030-face-a-une-menace-grandissante/

Pour le Comité National de Lutte Contre la Drogue(CNLD-BF), structure engagée, la lutte contre la drogue ne peut se limiter aux opérations de répression. Elle doit également reposer sur la prévention, le dépistage précoce, les soins spécialisés, l’accompagnement psychologique et la réinsertion sociale des personnes dépendantes.

Des voix s’élèvent également au Burkina Faso dans le monde artistique. L’artiste OXYMORE multiplie les actions de sensibilisation afin d’alerter les jeunes sur les conséquences de la consommation de drogues et d’encourager les familles à demander de l’aide avant qu’il ne soit trop tard.

À lire:

https://www.fasoamazone.net/2025/12/10/drogue-en-milieu-scolaire-a-bobo-dioulasso-la-gendarmerie-frappe-fort-des-eleves-et-jeunes-interpelles/

Aujourd’hui, les parents lancent un appel aux autorités sanitaires et aux partenaires engagés dans la lutte contre les addictions. Ils souhaitent la publication d’un répertoire national des structures de prise en charge indiquant les centres de dépistage, les services spécialisés, les structures de désintoxication, les dispositifs de réinsertion, les adresses, les contacts utiles, les coûts éventuels des soins ainsi que les démarches à suivre en cas d’urgence.

À lire aussi :https://www.fasoamazone.net/2025/11/13/la-brigade-laabal-mene-une-vaste-operation-contre-la-drogue-a-ouagadougou-objectif-assainir-les-zones-a-risque-et-sauver-la-jeunesse-burkinabe/

Pour de nombreuses familles, disposer d’une information claire peut sauver une vie. Car lorsqu’un parent découvre que son enfant est dépendant, il ne devrait jamais avoir à se demander, seul : où aller, qui appeler et comment agir ?

Koudolba

FasoAmazone.net

LAISSER UN COMMENTAIRE

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.