À Ouagadougou, la saison pluvieuse continue de mettre à rude épreuve les infrastructures routières. Après les importantes précipitations de ces derniers jours, plusieurs axes bitumés de la capitale burkinabè présentent un visage préoccupant. Des routes autrefois très sollicitées et appréciées par les usagers se transforment progressivement en véritables parcours d’obstacles.

Dans plusieurs quartiers de la ville, automobilistes, motocyclistes et cyclistes doivent désormais redoubler de vigilance pour éviter les nids-de-poule, les creux, les crevasses et les importantes flaques d’eau qui jalonnent certains tronçons. Par endroits, le bitume a complètement disparu, laissant place à des portions de terre difficilement praticables.
Les usagers contraints de slalomer entre les obstacles
Chaque jour, les usagers tentent de se frayer un passage dans ces conditions difficiles. Les conducteurs multiplient les manœuvres pour contourner les zones dégradées, au risque parfois de provoquer des ralentissements ou des situations dangereuses.

Cette dégradation des voies entraîne également des conséquences sur les moyens roulants. Les suspensions, pneus et autres pièces mécaniques des véhicules et engins à deux roues sont fortement sollicités par ces routes endommagées.
Saaba : des axes importants devenus un véritable calvaire
Dans la commune de Saaba, certains tronçons illustrent particulièrement cette situation. La double voie équipée de lampadaires passant par le marché ainsi que l’axe situé derrière l’église catholique en direction de la mairie sont devenus difficiles d’accès pour de nombreux usagers.
Sur ces portions, la circulation relève parfois du parcours du combattant. Les eaux de pluie et le ruissellement ont progressivement fragilisé la chaussée, entraînant l’apparition de nombreuses dégradations.

Un appel à l’entretien durable des infrastructures routières
Face à cette situation, la question de l’entretien régulier des voies urbaines revient au centre des préoccupations. Pour de nombreux observateurs, un suivi permanent des routes permettrait de limiter les dégâts causés par les intempéries et de préserver les investissements réalisés.
Au-delà des interventions ponctuelles, un véritable sursaut collectif et institutionnel apparaît nécessaire afin de garantir des routes plus résistantes et adaptées aux réalités climatiques de Ouagadougou.
En attendant d’éventuelles réhabilitations, les usagers continuent de composer avec ces difficultés quotidiennes, entre prudence, détours et patience.

Toutefois, ces difficultés ne sauraient occulter les efforts engagés par les autorités publiques ces dernières années pour améliorer la mobilité urbaine à Ouagadougou et dans les grandes villes et centres du Burkina Faso. Des actions d’envergure ont notamment été menées, à travers le curage des caniveaux, la réhabilitation et le bitumage de plusieurs axes, ainsi que l’aménagement de voies secondaires et alternatives destinées à faciliter les déplacements et à réduire les embouteillages dans la capitale.

Face aux défis posés par les fortes pluies et l’usure naturelle des infrastructures, l’enjeu demeure désormais de renforcer l’entretien régulier de ces ouvrages afin de préserver les investissements réalisés et d’offrir aux usagers des voies plus sûres et durables.
Koudolba
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