
New York/Santiago — L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet a annoncé, samedi 19 septembre 2026, sa décision de retirer sa candidature au poste de secrétaire générale des Nations unies. Après plusieurs consultations informelles au Conseil de sécurité, elle met ainsi fin à sa tentative de devenir la première femme à diriger l’ONU depuis la création de l’organisation.
« J’annonce ma décision de ne pas poursuivre ma candidature au poste de secrétaire général de l’ONU », a déclaré Michelle Bachelet dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux. Elle a toutefois assuré ne pas regretter d’avoir relevé ce défi, estimant que sa candidature avait permis de replacer au cœur du débat international la question de la représentation latino-américaine et féminine à la tête de l’organisation.
Une candidature portée par un enjeu de représentation
Deux fois présidente du Chili et ancienne Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet avait inscrit sa candidature dans une vision fondée notamment sur le multilatéralisme, le droit international et la défense des droits humains.
Son ambition était également symbolique : ouvrir davantage la voie à une représentation féminine et latino-américaine au plus haut niveau de l’ONU.
Depuis la création des Nations unies en 1945, aucune femme n’a encore occupé le poste de secrétaire générale. Du côté de l’Amérique latine, un seul ressortissant de la région a dirigé l’organisation : le Péruvien Javier Pérez de Cuéllar, de 1982 à 1991.
Une candidature qui perd du terrain
Le retrait de Michelle Bachelet intervient après le troisième tour de consultations informelles organisé le 18 septembre par le Conseil de sécurité. Les résultats avaient montré une nette perte de soutien à sa candidature.
Ces consultations, qui ne constituent pas un vote formel d’élection, servent à mesurer les rapports de force au sein du Conseil de sécurité avant la désignation du futur secrétaire général.
Sa candidature avait notamment été présentée par le Brésil et le Mexique. Le gouvernement chilien avait, de son côté, retiré sa nomination en mars 2026, laissant Bachelet poursuivre sa candidature avec les soutiens brésilien et mexicain.
« Je ne regrette pas d’avoir relevé ce grand défi »
Malgré son retrait, l’ancienne présidente chilienne considère que sa candidature a contribué à ouvrir un débat qui dépasse sa propre personne.
Elle a notamment défendu l’idée que la prochaine secrétaire générale de l’ONU puisse être une femme d’Amérique latine, indépendante et attachée aux principes de la Charte des Nations unies.
Son départ laisse désormais sept candidatures dans la course à la succession d’António Guterres, dont le second mandat doit prendre fin le 31 décembre 2026.
Une page se tourne, le débat demeure
Le retrait de Michelle Bachelet ne met pas fin à la question qu’elle a placée au centre de sa candidature : quelle place les femmes et les différentes régions du monde doivent-elles occuper dans les plus hautes responsabilités du système multilatéral ?
Pour FasoAmazone.net, au-delà de la compétition pour le secrétariat général de l’ONU, cette séquence internationale rappelle l’importance de la représentation des femmes dans les espaces où se prennent les décisions qui engagent l’avenir collectif.
De la présidence du Chili aux Nations unies, Michelle Bachelet quitte la course, mais le débat sur le leadership féminin et la représentation de l’Amérique latine à la tête de l’ONU reste pleinement ouvert.
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