L’épouse du chef de l’état a fait une communication sur le  Mariage d’enfant hier jeudi 16 novembre 2017 dans le cadre des états généraux qui se tiennent à OUAGA 2000. Elle a relevé la nécessité de la protection du droit des enfants.
Mme Sika KABORE, épouse du Chef de l'Etat
Mme Sika KABORE, épouse du Chef de l’Etat

La situation de la jeune fille sous nos tropiques est bien alarmante. Le mariage d’enfant est une pratique qui compromet la vie des jeunes. Dans son exposé Sika KABORE nous apprend que ‘’ 15 millions d’enfants sont mariés chaque année dans le monde et 34 % en Afrique subsaharienne, la tendance est inquiétante au Burkina Faso. Une femme sur 10 est mariée ou en union avant l’âge de 15 ans. Et 76% de ces mariages sur le plan national ont lieu au sahel ou  7 filles sur 10 sont mariées avant l’âge de 18 ans.’’

D’où la nécessité d’intensifier la lutte  «  Le Burkina occupe le 5ème rang des pays qui pratiquent le mariage des enfants.»  Les causes sont légions : Pratiques traditionnelles néfastes à la peau dure et qui perdurent, l’alliance entre les familles, l’ignorance sur la législation sur l’âge du mariage, etc.          Les conséquences sont dévastatrices pour l’enfant : Sur le plan sanitaire : nous avons entre autre les risques élevés de grossesses à problèmes, la mortalité néo natale, des accouchements difficiles et les fistules obstétricales.

  • Sur le plan Éducationnel : échec scolaire, déscolarisation, analphabétisme situation de précarité.
  • Sur le plan Social : Des traumatismes  psychologiques et physiques, une absence de liberté, l’exclusion sociale la  dépression mais aussi le suicide.
  • Sur le plan économique : la   pauvreté dépendance absence de qualification pas de compétence. Le mariage des enfants est une violence faite à la jeune fille mais aussi à la société. L’épouse du chef de l’Etat a tenu a lancé un appel aux jeunes et à travers eux à la nation entière pour une mobilisation contre ce fléau à travers la sensibilisation et l’information. Par ailleurs elle a insisté sur le respect par l’état des engagements régionaux et internationaux.

D. KAFANDO/www.fasoamazone.net

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