Le 80 00 12 87 pour dénoncer les violences faites au genre

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Le 2 Mars 2021

CÉRÉMONIE DE LANCEMENT DU NUMERO VERT DE DENONCIATION DES VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE

Discours de Madame la Ministre de la Femme, de la Solidarité Nationale, de la Famille et de l’Action Humanitaire
Ouagadougou, le 02 mars 2021

Chers invités,
Mesdames et messieurs,

En ce jour mémorable, je voudrais souhaiter à toutes et à tous la cordiale bienvenue dans cette salle des conférences de Ouaga 2000.

Nous nous retrouvons ce matin pour ensemble lancer officiellement le numéro vert des alertes de cas de violences basées sur le genre.

En cette circonstance à la fois heureuse et pleine d’espoir pour les victimes des VBG ainsi que pour toute la population, je voudrais exprimer ma gratitude à vous toutes et tous ici présents, qui œuvrez aux côtés du gouvernement pour la promotion des droits humains fondamentaux et particulièrement pour la préservation des droits des femmes et des filles dans notre pays.

Distingués invités,
Mesdames et messieurs,

Au Burkina Faso comme dans plusieurs autres pays du monde, des femmes et des filles sont régulièrement victimes d’actes de violences qui leur causent des souffrances tant au plan physique, sexuel que psychologique et ce, du simple fait des différences établies par la société entre les sexes.

Le viol, les violences conjugales, les mutilations génitales féminines, les mariages d’enfants ou forcés, et bien d’autres constituent encore aujourd’hui le quotidien de nombreuses femmes et filles de notre pays.

Comme on peut le constater, ces violences se manifestent sous de multiples formes et bien souvent sous le regard complice ou impuissant des communautés.

Commises le plus souvent dans l’intimité familiale, elles causent des douleurs difficiles à partager, simplement parce que la honte qu’elles occasionnent, réduit au silence.

Cette réalité dévastatrice ne tient compte ni des catégories sociales, ni des âges ou encore de la géographie. Elle s’exerce au quotidien, dans toutes les classes sociales et sur l’ensemble de notre territoire.

Quelle que soit leur manifestation, ces violences basées sur le genre ne sont ni tolérables ni légitimes.

Il nous faut alors redoubler d’efforts pour donner à la lutte contre ce phénomène toute la portée qu’elle mérite.

Honorables invités,
Mesdames et messieurs,

L’Etat a pour mission de veiller à ce que tous les citoyennes et citoyens particulièrement les plus faibles soient protégés par la loi, et que leurs droits fondamentaux, notamment le droit à la vie et à l’intégrité physique, soient respectés.

Nous avons l’obligation de faire respecter ces droits au-delà des portes fermées, par-delà la chape du silence qui entoure ces actes de violence.

Les statistiques pertinentes qui nous ont été présentées tout à l’heure viennent encore une fois de l’illustrer et de nous indiquer que nous avons encore beaucoup de progrès à faire dans la lutte contre les VGB.

Chers invités,
Mesdames et Messieurs,

Le Gouvernement burkinabè demeure conscient que la protection de la Femme est une question de justice et d’équité.

C’est à ce titre que la Stratégie Nationale Genre 2020-2024 consacre un effet attendu à la réduction des violences basées sur le genre.

Aussi, des actions sont-elles entreprises avec le concours des partenaires pour prévenir ou porter secours et assistance aux personnes à risque ou victimes de VBG.

Outre la Stratégie Nationale Genre, on peut noter au titre de ses actions, l’adoption en mai 2018 d’un nouveau Code Pénal et d’un nouveau code de procédure pénale qui constitue une action forte du législateur burkinabè dans le cadre de la lutte contre les violences à l’égard du sexe féminin.

Distingués invités,
Mesdames et messieurs,

La mise en place du numéro vert, 80 00 12 87

, répond à ce noble objectif qui est de renforcer les nombreux efforts consentis par le gouvernement et l’ensemble des acteurs impliqués, afin de réduire le phénomène des violences basées sur le genre et améliorer la condition de la Femme dans notre pays.
Plus spécifiquement, ce numéro vert, facilitera la dénonciation des cas et permettra une prise en charge holistique des victimes.

Les appels entrant sur le numéro sont anonymes et gratuits pour les trois réseaux de téléphonie existant sur le marché.

Il est opérationnel et est basé dans un centre où travaille une équipe pluridisciplinaire composée de juristes, de psychologues, d’éléments de la police judiciaire et de travailleurs sociaux.

Aussi, cette équipe assurera-t-elle la continuité du service 24 heures sur 24 afin qu’aucune personne en détresse pour raison de VBG ne soit laissée sans assistance.

J’exhorte donc la population à son usage sans réserve en vue de protéger nos filles, nos sœurs et nos mères de ces atteintes intolérables.

Honorables invités,
Mesdames et messieurs,

Je voudrais saisir cette occasion pour féliciter l’ensemble des acteurs qui constamment accompagnent le gouvernement dans ce combat difficile contre le pernicieux phénomène des violences basées sur le genre.

Au nom de toutes les victimes, je réitère ma profonde gratitude aux partenaires techniques et financiers qui ont accepté d’accompagner notre initiative, notamment l’UNHCR, l’OIM et les nombreux autres acteurs anonymes engagés dans cette lutte commune.
Je fais une mention spéciale à l’UNFPA qui a cru à ce projet de numéro vert et qui nous a constamment accompagnés dans son opérationnalisation.

Ensemble, faisons en sorte que notre combat conduise à une véritable prise de conscience individuelle et collective contre les VBG.

C’est sur cette note d’espoir que je déclare officiellement lancé le 80 00 12 87, le numéro vert d’alerte et dénonciation des cas de violences basées sur le genre au Burkina Faso.

Toutes et tous, ensemble, brisons le silence !

Que Dieu protège les filles, les femmes, les garçons et les hommes de notre pays ;

Que Dieu bénisse notre chère patrie, le Burkina Faso ;

Je vous remercie.

Le titre est de la rédaction de Faso amazone.net

Fasoamazone.net

Je vous remercie.

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